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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2403818

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2403818

mercredi 6 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2403818
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantBARATA CHARBONNEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 février 2024, M. D I, M. et Mme L et AI BD, Mme AS AD, M. et Mme A et AL M, Monsieur AC AP, MM. et Mme BA, Jacques et Constance Allibert, Monsieur AN U, Monsieur AK AB, Madame Y B, M. et Mme S et AO N, Monsieur BB AR, Monsieur E BE, M. et Mme Z et BC AF, Monsieur Q AQ, Madame AZ K, M. et Mme AM et J AE, M. et Mme H et AW AV, Madame BF BG F, Monsieur S AG, Madame AT G, Monsieur AX P, M. et Mmes AA, W et T AJ, M. et Mme E et Anita AU, MM. et Mme R, Edouard et Renée Serror, M. et Mme O et V AU, M. et Mme C et X AH, représentés par Me Charbonnel, demandent au juge des référés :

1°) sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel la maire de Paris a accordé à la direction de la voirie et des déplacements, Mission vélo de la ville de Paris le permis d'aménager des pistes cyclables unidirectionnelles sur le boulevard Malesherbes à Paris 8ème arrondissement ;

2°) d'enjoindre à la ville de Paris de cesser les travaux pour la réalisation des travaux sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

_- leur requête est bien recevable ;

- l'urgence est présumée ; les travaux doivent se dérouler du 9 janvier au 29 mars 2024 ;

- L'arrêté attaqué est entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car il est entaché d'incompétence car le préfet de police n'a émis d'avis conforme sur le projet en méconnaissance du règlement de voirie des 14, 15 et 16 décembre 2015 ;

- L'arrêté attaqué est entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car le projet n'a pas fait l'objet d'une concertation en méconnaissance des dispositions des articles L. 300-2, L. 103-2 et R. 103-1 du code de l'urbanisme ;

- L'arrêté attaqué est entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- L'arrêté attaqué est entaché d'un doute sérieux quant à sa légalité car il méconnait les dispositions des articles UG 3 et UG 12 1 du plan local d'urbanisme de la ville.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2024, la ville de Paris conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'urgence n'est pas avérée dès lors que l'urgence à exécuter le permis l'emporte sur l'urgence présumée à le suspendre ;

- aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté en litige.

Vu

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Béal en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, en présence de Mme Thomas, greffier d'audience, le rapport de M. Béal, juge des référés.

- les observations de Me Charbonnel, représentant M. I et autres ;

- les observations de Me Froger, représentant la ville de Paris

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. I et autres demandent au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel la maire de Paris a accordé à la direction de la voirie et des déplacements, Mission vélo de la ville de Paris le permis d'aménager des pistes cyclables unidirectionnelles sur le boulevard Malesherbes à Paris 8ème arrondissement, d'enjoindre à la ville de Paris de cesser les travaux pour la réalisation des travaux sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par les requérants n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté.

3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence laquelle n'est pas plus établie, l'urgence à exécuter l'arrêté attaqué l'emportant largement sur l'urgence à le suspendre, que la requête doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme globale de 3 000 euros au titre des frais exposés par la ville de Paris et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. D I, M. et Mme L et AI BD, Mme AS AD, M. et Mme A et AL M, Monsieur AC AP, MM. et Mme BA, Jacques et Constance Allibert, Monsieur AN U, Monsieur AK AB, Madame Y B, M. et Mme S et AO N, Monsieur BB AR, Monsieur E BE, M. et Mme Z et BC AF, Monsieur Q AQ, Madame AZ K, M. et Mme AM et J AE, M. et Mme H et AW AV, Madame BF BG F, Monsieur S AG, Madame AT G, Monsieur AX P, M. et Mmes AA, W et T AJ, M. et Mme E et Anita AU, MM. et Mme R, Edouard et Renée Serror, M. et Mme O et V AU, M. et Mme C et X AH est rejetée.

Article 2 : M. D I, M. et Mme L et AI BD, Mme AS AD, M. et Mme A et AL M, Monsieur AC AP, MM. et Mme BA, Jacques et Constance Allibert, Monsieur AN U, Monsieur AK AB, Madame Y B, M. et Mme S et AO N, Monsieur BB AR, Monsieur E BE, M. et Mme Z et BC AF, Monsieur Q AQ, Madame AZ K, M. et Mme AM et J AE, M. et Mme H et AW AV, Madame BF BG F, Monsieur S AG, Madame AT G, Monsieur AX P, M. et Mmes AA, W et T AJ, M. et Mme E et Anita AU, MM. et Mme R, Edouard et Renée Serror, M. et Mme O et V AU, M. et Mme C et X AH verseront la somme globale de 3 000 euros à la ville de Paris sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D I, M. et Mme L et AI BD, Mme AS AD, M. et Mme A et AL M, Monsieur AC AP, MM. et Mme BA, Jacques et Constance Allibert, Monsieur AN U, Monsieur AK AB, Madame Y B, M. et Mme S et AO N, Monsieur BB AR, Monsieur E BE, M. et Mme Z et BC AF, Monsieur Q AQ, Madame AZ K, M. et Mme AM et J AE, M. et Mme H et AW AV, Madame BF BG F, Monsieur S AG, Madame AT G, Monsieur AX P, M. et Mmes AA, W et T AJ, M. et Mme E et Anita AU, MM. et Mme R, Edouard et Renée Serror, M. et Mme O et V AU, M. et Mme C et X AH et à la ville de Paris.

Fait à Paris, le 6 mars 2024.

Le juge des référés,

A. Béal

La République mande et ordonne au ministre de l'équipement en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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