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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2404186

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2404186

mercredi 15 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2404186
TypeDécision
PublicationC
FormationSection 8 - Chambre 1
Avocat requérantDE SA PALLIX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrés respectivement le 21 février et le 5 avril 2024, M. H B C, représenté par Me De Sa-Pallix, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;

2°) d'enjoindre au le préfet de police de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros à verser à Me De Sa-Pallix, son avocat, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

S'agissant de la décision de refus de délivrance de titre de séjour :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet ;

- elle méconnait le droit d'être entendu garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne ;

- elle est entachée d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle a conduit à l'adoption de l'avis des médecins de l'OFII ;

- elle est entachée d'une erreur de fait, le préfet n'a pas tenu compte de la durée de son séjour en France, de son état de santé, de l'impossibilité étant la sienne d'être soigné dans son pays d'origine, et des risques encourus en tant que femme transsexuelle et son insertion au sein de la société française ;

- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;

- elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Par un mémoire en défense enregistré le 2 avril 2024, le préfet de police, représenté par la SELARL Actis Avocats conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 19 mars 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 09 avril 2024.

M. B C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 05 février 2024.

Deux mémoires complémentaires ont été enregistrés pour M. B C le 8 et le

22 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Hermann Jager.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant péruvien né le 7 mars 1993, entré en France le

17 mars 2022 selon ses déclarations, a sollicité le 23 mai 2023 la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 14 décembre 2023, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de police a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

Sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-01464 du 29 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à M. F E, attaché d'administration hors classe de l'Etat placé sous l'autorité de Mme G, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'il a signé la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué mentionne les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique également, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet de police s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. B C. Si cet arrêté ne mentionne pas tous les éléments caractérisant la situation de M. B C, il lui permet de comprendre les motifs du refus de titre qui lui est opposé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté.

4. En troisième lieu, le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. La faculté de présenter des observations écrites ou de faire valoir des observations orales devant l'autorité administrative lorsque celle-ci examine sa situation présente le caractère d'une garantie pour l'étranger susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Une atteinte à ce droit est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Par ailleurs, lors du dépôt de sa demande de titre de séjour, il appartient à l'étranger, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.

5. En l'espèce, M. B C n'établit pas qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ou qu'il aurait été empêché de présenter ses observations. Par ailleurs, il ne fournit aucune précision sur les éléments pertinents qu'il aurait été empêché de faire valoir préalablement à l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet et qui auraient été susceptibles de conduire au préfet de police à s'abstenir de l'édicter s'ils avaient été portés à sa connaissance préalablement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard ' l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an ". / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. (). ". Les conditions d'application de ces dispositions ont été définies aux articles R. 425-11 à R. 425-13 du même code et précisées par l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. D'une part, l'avis du collège de médecins de l'OFII du 16 octobre 2023, produit par le préfet de police, comporte le nom des trois médecins ayant siégé au sein de ce collège avec leurs signatures. Le médecin instructeur, dont le rapport a été transmis au collège le 12 septembre 2023 ainsi que l'indique le bordereau de transmission également produit, ne figurait pas parmi ses signataires. La seule circonstance, à la supposer même établie, que l'avis n'ait pas donné lieu à une délibération collégiale, est sans incidence sur la légalité de la décision prise par le préfet au vu de cet avis dès lors que cet avis commun, rendu par trois médecins, au vu du rapport établi par un quatrième médecin, le cas échéant après examen du demandeur, constitue une garantie pour celui-ci. Par ailleurs, l'avis mentionne que si l'état de santé de M. B C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que l'intéressé peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine vers lequel il peut voyager sans risque. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

8. D'autre part, pour refuser de délivrer à M. B C un titre de séjour, le préfet de police a estimé, ainsi que l'avait fait le collège de médecins de l'OFII dans son avis du

16 octobre 2023 que si l'état de santé de M. B C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du certificat médical du 23 février 2024, rédigé par le docteur D, praticienne hospitalière à l'hôpital Bichat Claude Bernard, établi postérieurement à la décision, que M. B C est atteint du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et bénéficie à ce titre d'une prise en charge médicale depuis 2022, constituée d'un traitement par injection tous les deux mois comportant du Cabotegravir et de la Rivlpivirine. M. B C soutient qu'il ne pourrait effectivement bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine, eu égard à la circonstance que son traitement médicamenteux lui est administré par injections. Le certificat médical précité du 23 février 2024, qui se borne à indiquer que " la prise en charge telle que décrite n'existe pas à ma connaissance dans son pays d'origine et son interruption représenterait un risque pour sa santé d'une exceptionnelle gravité ", ne permet pas, compte tenu de son caractère insuffisamment précis et circonstancié, d'établir l'indisponibilité du traitement médical adapté à sa pathologie au Pérou. La circonstance que l'intéressé a entrepris un processus de transition et qu'à ce titre, il devrait bénéficier d'un suivi médical en France ne permet pas, eu égard au caractère imprécis des éléments contenus dans le certificat médical précité, davantage de considérer que le préfet de police aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Par suite, M. B C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en rejetant sa demande.

9. En cinquième lieu, si M. B C soutient que le préfet de police a entaché sa décision d'une erreur de fait eu égard de la durée de son séjour en France, de son état de santé, de l'impossibilité d'être soigné dans son pays d'origine, des risques encourus en tant que personne transgenre en cas de retour dans son pays d'origine et de son insertion au sein de la société française, il n'apporte aucun élément justificatifs permettant de remettre en cause les faits retenus par le préfet de police. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.

10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications ".

11. Si M. B C se prévaut de ce qu'il vit en France depuis deux ans, sans en justifier, il ressort des pièces du dossier qu'il n'exerce aucune activité professionnelle, qu'il est célibataire sans charge de famille en France et n'établit l'existence d'aucun lien particulier noué en France. Par ailleurs, il n'allègue pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans et où réside sa mère. Dès lors, le préfet de police n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les stipulations de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

12. En dernier lieu, il résulte des termes des décisions en litige que l'intéressé n'a pas présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il ne peut utilement invoquer la méconnaissance desdites dispositions au soutien de ses conclusions. Le moyen doit, en tout état de cause, être écarté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, le moyen tiré sur la voie d'exception, de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

14. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui reprend ce qui a été précédemment développé à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, doit être écarté pour les mêmes motifs.

Sur la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

15. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, le moyen tiré sur la voie d'exception, de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

16. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / (). ".

17. Si M. B C fait valoir qu'il a établi en France le centre de ses attaches personnelles ainsi qu'il a été dit ci-dessus, les circonstances invoquées par l'intéressé ne sont pas de nature à établir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ainsi qu'un défaut d'examen de sa situation personnelle en n'accordant pas, à titre exceptionnel, un délai de départ supérieur à trente jours.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

18. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, le moyen tiré sur la voie d'exception, de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.

19. En dernier lieu, M. B C soutient qu'en sa qualité de personne transgenre atteinte d'une pathologie virale chronique, il sera exposé à des risques de discrimination et de violences en cas de retour au Pérou et que la décision attaquée méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, en l'absence d'éléments tangibles et pertinents permettant de constater que des menaces personnelles auraient été proférées à son encontre compte tenu de sa transidentité,

M. B C n'établit pas les menaces alléguées. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'établit pas davantage que le préfet de police aurait entaché sa décision d'une une erreur manifeste dans l'appréciation. Ces moyens doivent ainsi être écartés.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation représentées par M. B C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me De Sa-Pallix et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 30 avril 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Hermann Jager, présidente-rapporteure ;

- M. Hémery, premier conseiller ;

- M. A, magistrat honoraire faisant fonction de premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.

La présidente-rapporteure,

V. Hermann Jager

L'assesseur le plus ancien,

D. Hémery La greffière,

A. Depousier

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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