LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2407139

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2407139

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2407139
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 2e Chambre
Avocat requérantWALTER & GARANCE AVOCATS

Résumé IA

**Sujet principal** : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet contestant la réintégration fiscale de provisions pour dépréciation de ses stocks et demandant la décharge d'impositions supplémentaires sur les sociétés. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la méthode d'évaluation de la provision pour dépréciation appliquée au groupe de produits "V" n'est pas suffisamment précise et détaillée, car elle utilise un taux unique basé sur la durée de stockage pour des produits hétérogènes, sans justification d'une dépréciation homogène. **Textes appliqués** : Les articles 39-1 5° et 38-3 du Code général des impôts (CGI), en application de l'article 209 du CGI, ainsi que l'article 38 decies de l'annexe III au CGI, relatifs aux conditions de déductibilité des provisions pour dépréciation des stocks.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 mars 2024 et
20 janvier 2025, la société par actions simplifiée (SAS) Etablissements A. Chollet, représentée par Me Humery, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge partielle, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de ses exercices clos en 2018 et 2019, à hauteur de la somme de 86 029 euros ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la provision pour dépréciation du stock du groupe « V » a correctement été évaluée par application d’une méthode statistique suffisamment précise et détaillée selon les catégories des produits en stock ;
- si elle a appliqué un taux unique de dépréciation aux produits du produits « V », selon leur durée de présence dans le stock, c’est parce qu’elle n’a pas été en mesure de les individualiser compte tenu de leur nombre ;
- les produits du groupe « V » sont certes de nature différente mais leur dépréciation est homogène et liée à la durée de rotation dans le stock, de sorte qu’il ne peut lui être reproché de ne pas avoir différencié ce taux selon les types de produits considéré.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, l’administrateur de l’Etat, en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal d’Ile-de-France, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 4 décembre 2025, la clôture d’instruction a été fixée au
30 janvier 2026 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Touzanne ;
- et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :

La SAS Etablissements A. Chollet, qui exerce principalement l’activité de commerce d’équipements et d’accessoires pour deux-roues et automobiles, a fait l’objet d’une vérification de comptabilité à l’issue de laquelle, par une proposition de rectification du 9 juillet 2021, elle s’est vu notifier notamment des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre de ses exercices clos en 2018 et 2019, consécutives à la réintégration des provisions pour dépréciation du stock qui avaient été inscrites en charges déductibles. Les impositions en cause ayant été mises en recouvrement le 31 juillet 2023, la SAS Etablissements A. Chollet a formé une réclamation le 29 septembre 2023 rejetée par une décision du 14 février 2024. Par la présente requête, elle demande la décharge de ces impositions supplémentaires.

Aux termes du 1 de l’article 39 du code général des impôts, applicable aux sociétés en vertu de l’article 209 du même code : « Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant (...) notamment (...) / 5° Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des événements en cours rendent probables (...) ». Aux termes du 3 de l'article 38 du même code, également applicable aux sociétés en vertu de l’article 209 précité : « (...) les stocks sont évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture de l’exercice, si ce cours est inférieur au prix de revient (...) ». En vertu de l’article 38 decies de l’annexe III au code général des impôts : « Si le cours du jour à la date de l’inventaire des marchandises, matières premières, matières et fournitures consommables, produits intermédiaires, produits finis et emballages commerciaux perdus en stock au jour de l’inventaire est inférieur au coût de revient défini à l’article 38 nonies, l’entreprise doit constituer, à due concurrence, des provisions pour dépréciation ». Il résulte de la combinaison de ces dispositions que, lorsqu’une entreprise constate que tout ou partie des matières ou produits qu'elle possède en stock a, à la date de clôture de l’exercice, une valeur probable de réalisation inférieure au prix de revient, elle est en droit de constituer, à concurrence de l’écart constaté, une provision pour dépréciation. Si une telle provision peut être évaluée par des méthodes statistiques, c’est à la condition que son évaluation soit faite de manière précise et suffisamment détaillée selon les catégories des produits en stock.

La société requérante a comptabilisé, au titre des exercices clos en litige, une provision pour dépréciation du stock en fonction de plusieurs groupes d’articles parmi lesquels le groupe « V » (Vivant) qui a fait l’objet d’application de plusieurs taux de dépréciation calculés selon leur durée de stockage théorique. Les articles regroupés au sein de cette catégorie sont ceux qui, bien que figurant dans le catalogue de vente, ne sont ni récents, ni ne figurent parmi les meilleures ventes, ni, à l’inverse, ne constituent des articles qui ne se vendent pas ou plus ou qui sont voués au déstockage. Ils ont fait l’objet, en comptabilité, de plusieurs taux de dépréciation calculés selon leur durée de stockage théorique allant de 85 % de dépréciation pour plus de 60 mois de stock à 0 % de dépréciation pour moins de 18 mois de stock.

Ainsi qu’il a été dit au point 1, l’activité de la société requérante, qui a pour principaux clients des sociétés de la grande distribution et des stations-services, consiste dans la vente d’équipements et d’accessoires pour véhicules deux-roues et automobiles. Il résulte de l’instruction, d’une part, que le groupe « V » réunit en son sein une très grande variété de produits de nature très différente tels que, entre autres, des chambres à air, des balais d’essuie-glace, des sprays désodorisant, des multiprises pour allume cigare, des liquides hydrauliques, des nettoyants pour moteur, des bougies d’allumage, des batteries pour moto, qui ne sauraient faire l’objet d’une dépréciation similaire alors qu’il est constant qu’ils sont ne pas exposés à des obsolescences ou des péremptions similaires et, d’autre part, qu’il n’apparaît pas raisonnablement impossible de les réunir en sous-catégories afin de les traiter différemment, de manière davantage individualisée. Dans ces conditions, c’est à bon droit que l’administration a considéré que l’évaluation faite par la société requérante était imprécise et insuffisamment détaillée selon les catégories des produits en stock.

Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Etablissements A. Chollet n’est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de ses exercices clos en 2018 et 2019. Par suite, sa requête doit être rejetée, en ce compris les conclusions fondées sur les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D É C I D E :





Article 1er : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet est rejetée.






Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée (SAS) Etablissements A. Chollet et à l’administrateur de l’Etat en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal d’Ile-de-France.


Délibéré après l'audience du 17 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Le Roux, présidente ;
M. Amadori, premier conseiller ;
M. Touzanne, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2026.

Le rapporteur,
Signé
B. TOUZANNE
La présidente,
Signé
M.-O. LE ROUX


La greffière,


Signé

V. FLUET


La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431026

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d’un recours en plein contentieux par M. B... contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer un agrément dirigeant. Par un mémoire enregistré le 6 mai 2026, M. B... s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

TA67Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604862

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme D... d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Bas-Rhin de lui accorder l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et la prestation de compensation du handicap (PCH) pour son fils. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que ces décisions relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission de la requête au tribunal judiciaire de Mulhouse, compétent pour en connaître.

01/06/2026

TA67Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604824

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation d’un refus d’admission à l’aide médicale d’État et la suspension d’un titre exécutoire de 11 404 euros. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit le titre exécutoire contesté et d’avoir démontré une situation justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 252-3 du code de l’action sociale et des familles.

01/06/2026

TA67Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604772

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision de France Travail réduisant son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) par application de la dégressivité. Le juge a estimé que le litige, portant sur une prestation du régime d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions