mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2407213 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 28 mars 2024, sous le n° 2407213, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 mars 2024 par lequel le préfet police lui a interdit de revenir sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II. Par une ordonnance n° 2401228 du 2 avril 2024, la présidente de la troisième chambre du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête de M. B A enregistrée le 12 février 2024 en tant que les conclusions sont dirigées contre la décision du préfet de l'Essonne du 2 février 2024 portant obligation de quitter le territoire français.
Par cette requête, enregistrée au tribunal administratif de Paris le 3 avril 2024, sous le n° 2407522, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 février 2024 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la délégation donnée par le président du tribunal administratif à M. Fouassier, vice-président de la 2ème section, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2407213 et 2407522, présentées par le même requérant, M. B A, présentent à juger des questions semblables. Par suite, il y a lieu de les joindre pour les transmettre au tribunal compétent par une seule et même ordonnance.
2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ".
3. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-8 du même code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. ". Aux termes de l'article R. 221-3 de ce code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Versailles : Essonne, () ".
4. Si, en principe, le tribunal administratif régulièrement saisi, par application des dispositions de l'article R. 776-16 du code de justice administrative, pour statuer selon la procédure prévue à la section 3 du chapitre VI du titre VII du livre VII conserve compétence pour statuer sur le fondement de la section 2 de ce chapitre lorsqu'il est mis fin à la rétention ou à l'assignation à résidence de l'étranger, le président de ce tribunal peut toutefois, dans un souci de bonne administration de la justice, transmettre le dossier au tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu de résidence de l'étranger, notamment lorsque celui-ci dispose d'un domicile stable.
5. Le litige soulevé par M. A est relatif à des décisions individuelles prises par le préfet de l'Essonne et le préfet de police dans l'exercice de leurs pouvoirs de police. Il ressort des pièces du dossier que si M. A a fait l'objet d'une mesure de placement en centre de rétention administrative à Paris le 27 mars 2024, la cour d'appel de Paris a, par une ordonnance du 4 avril 2024, mis fin à sa rétention administrative. Il ressort également des pièces du dossier que M. A est hébergé chez son cousin à Etampes, dans le département de l'Essonne. Dès lors, il y a lieu de renvoyer les dossiers des requêtes de M. B A au tribunal administratif de Versailles.
O R D O N N E :
Article 1erer : Les dossiers des requêtes de M. A sont transmis au tribunal administratif de Versailles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la présidente du tribunal administratif de Versailles.
Fait à Paris, le 30 avril 2024.
Le magistrat délégué,
Vice-président de la 2ème section,
C. FOUASSIER
N°s 2407213/2-3 et 2407522/2-3