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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2407828

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2407828

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2407828
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantCABINET MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 avril 2024, M. B A, représentée par Me Nicolleau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 novembre 2023 par laquelle la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football a confirmé la suspension de trois ans, dont un an avec sursis, infligée par la commission fédérale de discipline en date du 13 juillet 2023 ;

2°) de mettre à la charge de la Fédération française de football la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- l'ordonnance n° 2407826 du 26 avril 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Paris ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; / () ".

2. Aux termes l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

3. M. A a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 9 novembre 2023 par laquelle la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football a confirmé la suspension de trois ans, dont un an avec sursis, infligée par la commission fédérale de discipline en date du 13 juillet 2023. Sa demande a été rejetée par une ordonnance n° 2407826 du 26 avril 2024, devenue définitive, au motif qu'aucun des moyens présentés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Cette ordonnance a été notifiée au requérant par un courrier du 26 avril 2024 dont il a accusé réception le 2 mai 2024. Le courrier de notification précisait, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qu'à défaut de maintien de la requête à fin d'annulation dans le délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance, et sauf pourvoi en cassation, M. A serait réputé s'être désisté de sa requête. Il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai qui lui était imparti ni même à ce jour. Par ailleurs, M. A n'a pas exercé de pourvoi en cassation contre l'ordonnance de référé. Par suite, M. A doit être regardé comme s'étant désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 13 juin 2024.

Le vice-président de la 6ème section,

président de formation de jugement

H. Delesalle

La République mande et ordonne à la ministre des sports, des jeux Olympiques et Paralympiques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./6-3

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