mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2408566 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Section 8 - Chambre 1 |
| Avocat requérant | BREVAN |
Vu la procédure suivante :
1/ Par une requête, enregistrée sous le n°2408566, le 12 avril 2024, et un mémoire complémentaire, enregistré le 3 juin 2024, Mme B A, représentée par Me Brevan, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de police l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de la munir d'une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à Me Brevan, son avocat, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- sa présence n'est pas constitutive d'une menace pour l'ordre public ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :
- les motifs de la décision manquent en fait ;
- les faits allégués ne caractérisent pas un risque de fuite au sens de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et viole les stipulations de l'article 3 de la convention européenne précitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2024, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 27 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 4 juin 2024.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2024.
II/ Par une requête, enregistrée sous le n° 2411360, le 6 mai 2024, Mme B A, représentée par Me Brevan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de la munir d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que sa présence n'est pas constitutive d'une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 24 mai 2024 la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 4 juin 2024.
Le bénéfice de l'aide juridictionnelle n'a pas été accordée à Mme A par une décision du 12 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hermann Jager ;
- et les observations de Me Brevan, conseil de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante nigériane, née le 1er janvier 1984, est entrée en France, le 19 juin 2004, selon ses déclarations. Elle a sollicité, le 4 mai 2022, son admission au séjour sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 26 janvier 2024, le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour. Par un autre arrêté du même jour le préfet police l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle sera éloignée et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Mme A demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2408566 et n° 2411360 concernent toutes deux la situation de
Mme A et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre et de statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions présentées à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire dans l'instance n°2408566 :
3. Par une décision du 26 avril 2024 du bureau d'aide juridictionnelle, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 26 janvier 2024 portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. "
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du casier judiciaire n°2 de
Mme A, produit en défense, que la requérante a été condamnée, le 2 juillet 2020, par le tribunal correctionnel de Paris à sept ans d'emprisonnement pour des faits de blanchiment aggravé, concours en bande organisée à une opération de placement dissimulation ou conversion du produit d'un délit, participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans d'emprisonnement, transfert non déclaré de sommes, titres ou valeurs d'au moins 10 000 euros, réalisé vers ou en provenance d'un autre Etat, sans l'intermédiaire d'un établissement autorité à effectuer des opérations de banque, réalisation d'un opération financière entre la France et l'étranger sur des fonds provenant d'un délit douanier : blanchiment douanier, proxénétisme aggravé, l'ensemble des faits ayant été commis entre 2014 et 2018. En outre, il ressort de l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 17 novembre 2022 accordant à Mme A le bénéfice d'une liberté conditionnelle que cette dernière a pris " " part dans un vaste réseau d'exploitation de jeunes filles d'origine nigériane (). " Compte tenu, d'une part, de la gravité des faits pour lesquels Mme A a été condamnée et, d'autre part, de la circonstance que ces faits ont été commis de manière réitérée sur une période d'une durée de quatre ans, le préfet de police, en estimant à la date de son arrêté, que la présence de Mme A était constitutive d'une menace pour l'ordre public, n'a pas a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
6. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Enfin, aux termes des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "
7. En l'espèce, pour caractériser une violation aux stipulations précitées, Mme A se prévaut de sa durée de présence sur le territoire français, de sa situation personnelle, notamment la présence de ses trois enfants mineurs dont deux ont acquis la nationalité française à l'âge de treize ans, ainsi que son insertion professionnelle. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que Mme A, qui s'est déclarée célibataire, ainsi qu'il ressort de sa fiche de salle produite par le préfet de police, n'établit pas, par les pièces qu'elle produit, participer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, alors qu'il lui appartient de le démontrer pour obtenir le titre sollicité sur ce fondement, ainsi que le prévoient les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, l'intéressée n'établit pas l'existence de liens particuliers qu'elle aurait noués en France, notamment dans le cadre de son activité professionnelle, débutée de manière très récente. Dès lors, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A, le préfet de police n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il a poursuivis. Il n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
8. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le préfet de police n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme A.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées contre l'arrêté du
26 janvier 2024 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 26 janvier 2024 portant mesure d'éloignement sans délai, fixant le pays de renvoi et interdisant le retour pendant trois ans :
10. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-00198 du 16 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à Mme D C, préfète déléguée à l'immigration, placée sous l'autorité du préfet de police, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'elle a signé l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.
11. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 5, le moyen tiré de l'absence de menace pour l'ordre public doit être écarté.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
S'agissant de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et indique également, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet de police s'est fondé pour prendre l'arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
14. En second lieu, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation ne sont assortis d'aucune précision permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
S'agissant de la légalité de la décision refusant un délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, Mme A qui soutient que la décision attaquée manque en fait doit être regardée comme soulevant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. L'arrêté attaqué qui vise les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que la présence de Mme A est constitutive d'une menace pour l'ordre public eu égard à sa condamnation du 2 juillet 2020, comporte les considérations de droit et de fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
16. En second lieu, si Mme A fait valoir que le préfet de police ne démontre par le risque de fuite au sens de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de police s'est uniquement fondé sur le motif tiré de ce que la présence de l'intéressée est constitutive d'une menace pour l'ordre public, de nature, à lui-seul, à fonder un refus de délai de départ volontaire.
S'agissant de la légalité de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
17. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 10 à 14, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision de refus d'un délai de départ volontaire doivent être écartés.
18. En dernier lieu, Mme A qui se borne à faire valoir que le préfet de police aurait dû tenir compte des circonstances humanitaires, sans autre précision, n'articule pas le moyen et ne met pas le tribunal à même d'apprécier le bien-fondé de ce moyen et, par suite, doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation, présentées par Mme A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme A dans la requête n° 2408566 tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les requêtes n° 2408566 et 2411360 de Mme A sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au préfet de police et à Me Brevan.
Délibéré après l'audience du 11 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Hermann Jager, présidente-rapporteure ;
- M. Matalon, premier conseiller ;
- Mme Perrin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
La présidente-rapporteure,
V. Hermann Jager
L'assesseur le plus ancien,
D. Matalon
La greffière,
A. Heeralall
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2408566/8 ; 2411360/8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512695
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant guinéen, contestait notamment la mesure au motif qu'il serait mineur. Le tribunal a jugé qu'il lui appartenait, saisi d'un recours suspensif, de statuer sur l'allégation de minorité avant de se prononcer sur la légalité de l'OQTF, conformément aux articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528203
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 611-1 et L. 612-10.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600391
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, est légal et suffisamment motivé. Il constate que le préfet a respecté les exigences de vérification du droit au séjour et d'examen de la situation personnelle prévues par les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526589
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Elle a estimé que l'autorité administrative avait dûment pris en compte les éléments de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître ses droits.
08/04/2026