mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2408714 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DE SEZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 avril 2024, M. B C, représenté par Me de Seze, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de modifier l'ordonnance n° 2403563/1 du 27 février 2024 ;
3°) de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande carte de résident en qualité de parent d'enfant réfugié ;
4°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer, à titre principal, une carte de résident, à titre subsidiaire, une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de travailler, dans un délai de 10 jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros, en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conditions de l'article L. 521-4 sont remplies, dès lors que s'il s'est désisté de sa requête 2403563/1, aux fins de suspension et d'injonction, le préfet n'a en revanche pas respecté ses engagements et ne lui a pas délivré le titre de séjour sollicité, et son dossier est toujours en cours d'instruction ;
- il y a urgence et il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 avril 2024 le préfet de police conclut à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire au non-lieu à statuer en faisant valoir que le requérant a été reçu à la préfecture de police le 23 avril 2024 et qu'il s'est vu délivrer une carte de résident en qualité de membre de famille de réfugié valable jusqu'en 2032.
Par un mémoire enregistré le 24 avril 2024, M. C se désiste de l'ensemble de ses conclusions hormis celles relatives aux frais irrépétibles.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Vidal, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Henry, greffière d'audience, Mme Vidal a lu son rapport,
-M. C et le préfet de police n'étant ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien, père de la jeune A C, ressortissante nigériane, née le 10 mars 2018, reconnue réfugiée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 25 novembre 2021, a déposé une demande de carte de résident, en qualité de membre de famille d'un bénéficiaire du statut de réfugié, le 17 octobre 2022, et a été mis en possession de plusieurs récépissés dont le dernier a expiré le 23 janvier 2024. Par une requête n° 2403563/1, enregistrée le 15 février 2024, M. C a demandé au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet de police de Paris a implicitement rejeté sa demande et d'enjoindre la délivrance, à titre principal, d'une carte de résident, à titre subsidiaire, d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de travailler ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de 10 jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Toutefois par un mémoire, enregistré le 26 février 2024, le requérant a déclaré se désister de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte dont il a été donné acte. Par la présente requête, M. C demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, de mettre fin aux termes de l'ordonnance n°2403563/1 du 27 février 2024, donnant acte de son désistement, et de suspendre l'exécution de la décision attaquée.
2.Par un mémoire, enregistré le 24 avril 2024, M. C doit être regardé comme se désistant de l'ensemble de ses conclusions de sa requête, hormis celles relatives aux frais irrépétibles. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais d'instance :
3.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la requête présentées au titre des frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions relatives à l'application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative de la requête de M. C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Me de Seze et au ministre de l'intérieure et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 24 avril 2024.
La juge des référés,
S. VIDAL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.