jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2409392 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril et 18 juillet 2024, la société Sieco Groupe, représentée par HDLA avocats, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser à titre de provision, la somme de 459 660,40 euros au titre de la prime de rénovation énergétique ;
2°) de mettre à la charge de l'ANAH une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les créances ne sont pas sérieusement contestables dès lors qu'elle avait reçu mandat pour effectuer les demandes de prime, que les primes de rénovation énergétique ont été attribuées et leur paiement autorisé et que ces primes n'ont pas été retirées par l'ANAH après contrôle, ce qui confirme leur caractère certain.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, l'ANAH conclut au non-lieu à statuer partiel, au rejet du surplus des conclusions de la requête et à ce que la société Sieco Groupe lui verse la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'une partie des sommes demandées à titre de provision a été versée et que les autres créances sont sérieusement contestables dès lors que des procédures de contrôle ont été engagées auprès de chacun des bénéficiaires afin de s'assurer de la conformité des travaux réalisés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 modifié et l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié, relatifs à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 312-7 du même code : " Les litiges relatifs () au permis de construire, d'aménager ou de démolir, au classement des monuments et des sites et, de manière générale, aux décisions concernant des immeubles relèvent de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvent les immeubles faisant l'objet du litige () ".
2. La société Sieco Groupe demande au juge des référés de condamner l'agence nationale de l'habitat à lui verser à titre de provision, la somme globale de 459 660,40 euros au titre de cent- vingt-neuf primes de rénovation énergétique. Il résulte de l'instruction que toutes ces primes portent sur des travaux immobiliers situés hors du département de Paris. Dès lors, en vertu des dispositions précitées de l'articles R. 312-7 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Paris n'est pas territorialement compétent pour connaître du présent litige. Il appartiendra à la société Sieco Groupe, si elle s'y croit fondée, de déposer des requêtes distinctes pour chacune des primes de rénovation énergétique dont elle demande le versement à titre de provision, devant les tribunaux administratifs territorialement compétents. Par suite, la requête de la société Sieco Groupe doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Sieco groupe est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Sieco groupe et à l'agence nationale pour l'habitat.
Fait à Paris, le 26 septembre 2024.
La juge des référés,
A. A
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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