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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2409841

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2409841

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2409841
TypeOrdonnance
Avocat requérantFALACHO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 avril 2024, Mme A D, représentée par Me Falacho, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 décembre 2020 par laquelle le conseil départemental de la ville de Paris de l'ordre des médecins a refusé de déférer le docteur C B devant la chambre disciplinaire de première instance d'Île-de-France de l'ordre des médecins, ensemble la décision du 20 février 2024 par laquelle le conseil départemental de la ville de Paris de l'ordre des médecins a rejeté son recours gracieux formé à l'encontre de la décision attaquée ;

2°) d'enjoindre au conseil départemental de la ville de Paris de l'ordre des médecins de déférer le docteur C B devant la chambre disciplinaire de première instance d'Île-de-France de l'ordre des médecins ou de réexaminer sa plainte disciplinaire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du conseil départemental de la ville de Paris de l'ordre des médecins la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance ()4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a fait l'objet d'une notification mentionnant les voies et délais de recours par un courrier recommandé avec avis de réception adressé au " 14 rue Victor Hugo 79700 La Petite Boissière ". L'avis de réception a été présenté à cette adresse le 12 décembre 2020 puis distribué le 14 décembre suivant, avec l'apposition d'une signature. D'une part, si Mme D soutient, d'une part, qu'elle n'habitait plus à cette adresse à cette date depuis six mois, elle n'en justifie pas aucune des pièces versées au dossier. D'autre part, si Mme D soutient que la signature apposée ne serait pas la sienne, elle ne produit aucune pièce à l'appui de ses allégations. En tout état de cause, à supposer même qu'elle ne soit pas la signataire de l'avis de réception, elle n'établit pas que la personne qui a porté sa signature sur l'avis de réception n'avait pas qualité pour recevoir ledit pli. Dans ces conditions, et alors même que la signature apposée sur l'avis de réception ne serait pas celle de Mme D, la décision du 3 décembre 2020 doit être regardée comme lui ayant été régulièrement notifiée. La notification régulière de la décision en cause, qui était assortie de la mention des voies et délais de recours, permet d'opposer à la requérante le délai de recours fixé par les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Elle disposait ainsi d'un délai de deux mois francs à compter du 14 décembre 2020 pour former un recours contentieux à l'encontre de la décision attaquée. Par suite, à la date de la présentation de son recours administratif, le 20 février 2024, le délai de recours contentieux était expiré, si bien que ce recours administratif n'a pu avoir pour effet de le proroger. Il s'ensuit que la présente requête, introduite le 22 avril 2024 est tardive.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme D est tardive et doit donc être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance, en application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D.

Fait à Paris, le 4 octobre 2024.

La présidente de la 6ème section,

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision/6-1

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