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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2410888

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2410888

mercredi 28 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2410888
TypeOrdonnance
Avocat requérantBERTRAND

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Les moyens de légalité externe (incompétence de l’auteur de l’acte et défaut de motivation) ont été jugés manifestement infondés, tandis que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas assorti de précisions suffisantes. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes insuffisamment étayées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024, M. A B, représenté par Me Bertrand, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 mars 2024 par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) de lui enjoindre de lui délivrer un certificat de résidence ou de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer dans l'attente et sans délai une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision litigieuse a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est dépourvue de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. "

2. En l'espèce, les moyens de légalité externe tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de son insuffisante motivation sont manifestement infondés, et l'unique moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en application des dispositions précitées du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Paris, le 28 août 2024.

Le vice-président de la 2ème section,

J. SORIN

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2410888/2-2

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