mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2411086 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET FINALTERI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2024, le comité social et économique de la société The Conran Shop SAS, représenté par Me Ilic, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 mars 2024 par laquelle le directeur interdépartemental et régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France a, d'une part, retiré la décision du 19 décembre 2023 par laquelle il a homologué le document unilatéral portant plan de sauvegarde de l'emploi au sein de la société The Conran Shop SAS, et, d'autre part, homologué ce document unilatéral avec effet rétroactif au 19 décembre 2023, ensemble cette décision ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 4 mars 2024 est insuffisamment motivée ;
- l'autorité administrative n'a pas vérifié que la direction a régulièrement transmis au comité social et économique, en temps utile de manière complète, l'information sur la situation économique et financière du groupe ;
- l'autorité administrative n'a pas vérifié que le comité social et économique a été régulièrement consulté sur les modalités de recherche de reclassement ;
- le contenu des mesures sociales d'accompagnement est insuffisant au regard des moyens de l'entreprise et du groupe ;
- aucun effort d'anticipation en matière sociale n'a été réalisé par la société ;
- le contenu du plan de sauvegarde de l'emploi ne respecte pas les observations adressées par l'autorité administrative durant la procédure.
La requête et les pièces ont été communiquées à la société The Conran Shop SAS et au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France, qui n'ont pas présenté d'observations en défense.
Le comité social et économique de la société The Conran Shop a présenté un mémoire en désistement d'action enregistré le 24 mai 2024.
Par un mémoire, enregistré le 17 juin 2024, la société The Conran Shop SAS, représentée par Me Finalteri, déclare ne pas s'opposer au désistement d'action du comité social et économique de la société The Conran Shop.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Merino,
- les conclusions de Mme Beugelmans-Lagane, rapporteure publique, les parties, n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société The Conran Shop SAS, qui a pour activité la vente de meubles et éléments de décoration haut de gamme qu'elle commercialise en boutique située 115-117 rue du Bac dans le 7ème arrondissement de Paris, est détenue à 100% par la société The Conran Shop Limited, elle-même détenue à hauteur de 94% par la société Barle Holding Limited dont M. A B est l'actionnaire unique. Au mois de septembre 2023, la société The Conran Shop a décidé de cesser son activité, entraînant la suppression de l'ensemble des emplois de l'entreprise. Par une décision du 19 décembre 2023, le directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France a homologué le document unilatéral portant plan de sauvegarde de l'emploi de la société The Conran Shop SAS. Puis, par une décision du 4 mars 2024, le directeur interdépartemental et régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France a, d'une part, retiré la décision du 19 décembre 2023, et, d'autre part, homologué le document unilatéral portant plan de sauvegarde de l'emploi de la société The Conran Shop SAS avec effet rétroactif au 19 décembre 2023. Par la présente requête, le comité social et économique de la société demande l'annulation de ces deux décisions.
2. Par un mémoire, enregistré le 24 mai 2024, le comité social et économique de la société The Conran Shop déclare se désister de son action. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'action du comité social et économique de la société The Conran Shop.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au comité social et économique de la société The Conran Shop SAS, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à la société The Conran Shop SAS.
Copie en sera adressée pour information au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gracia, président,
Mme Merino, première conseillère,
Mme Renvoisé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La rapporteure,
M. MERINO
Le président,
J.-Ch. GRACIALa greffière,
P. TARDY-PANIT
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2411086
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535565
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fondant son refus sur la condamnation de l'intéressée pour des faits relevant des articles 222-34 à 222-40 du code pénal. Il a également estimé que les circonstances invoquées (emploi stable, sursis) étaient sans incidence sur la légalité de la décision et n'ont pas constaté de méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534617
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante brésilienne. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une appréciation individuelle et concrète de la situation de l'intéressée, notamment au regard de son état de santé et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411323
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation exceptionnelle. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit le séjour des ressortissants algériens sans interdire une telle régularisation.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428408
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement d'une carte de séjour "talent" à une artiste-interprète. La juridiction a relevé d'office que le refus, fondé sur un seuil de ressources fixé par un arrêté ministériel (annexe 10 du CESEDA), était entaché d'incompétence, car ce seuil relève d'un décret en Conseil d'État selon l'article L. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de reconsidérer la demande dans un délai de quatre mois.
26/03/2026