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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2411154

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2411154

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2411154
TypeDécision
PublicationC
Formation6e Section - 3e Chambre
Avocat requérantTIGOKI IYA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juin 2024, Mme B A, représentée par Me Tigoki, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 3 décembre 2022 par laquelle le préfet de police de Paris a rejeté implicitement sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Tigoki renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 424-3, L. 561-2, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet de police qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de Mme A à fin d'annulation dirigées contre une décision implicite de rejet de sa demande d'admission au séjour dès lors qu'elles sont dirigées contre une décision qui n'existe pas puisque celle-ci a obtenu le 2 août 2022 une décision favorable sur sa demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Delesalle.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante guinéenne née le 8 février 1996, a présenté auprès de la préfecture de police une première demande de titre de séjour. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal l'annulation de la décision implicite du 2 décembre 2022 par laquelle le préfet de police de Paris a rejeté sa demande.

2. Il ressort des pièces du dossier que si Mme A a déposé une demande d'admission au séjour à une date indéterminée, le préfet de police a pris une décision favorable sur sa demande le 2 août 2022. L'attestation de décision favorable délivrée le même jour précise, par ailleurs, qu'une carte de séjour pluriannuelle, valable du 3 août 2022 au 2 août 2026, est en cours de fabrication. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A, qui sont dirigées contre d'une décision implicite de refus de demande de titre de séjour intervenue le 2 décembre 2022 qui n'existe pas, sont irrecevables.

3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il y ait lieu d'admettre Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Tigoki et au préfet de police de Paris.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

- M. Delesalle, président,

- M. Cicmen, premier conseiller,

- M. Doan, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.

Le président-rapporteur,

H. Delesalle

L'assesseur le plus ancien,

D. Cicmen Le greffier,

A. Lemieux

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./6-3

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