jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2415679 |
| Type | Décision |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | MOREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 13 juin 2024 et le 29 août 2024, M. A C, représenté par Me Morel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 mars 2024 par lequel le préfet de police de Paris a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de trente jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, ou à défaut de réexaminer sa demande dans un délai de quinze jours et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros hors taxes à verser à son conseil au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. B soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle par le préfet ;
- elle est entachée de vices de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que la décision a été prise au vu d'un avis émis par un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) comportant les mentions exigées par l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, que cet avis a été signé par des médecins régulièrement désignés, que le médecin ayant établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins et a été régulièrement désigné et que ce rapport a été effectivement émis et était conforme à l'annexe B de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article L. 4259 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi méconnaissent l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les article 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. Doan a lu son rapport au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant camerounais né le 13 octobre 1973 et entré en France le 27 janvier 2019 selon ses déclarations, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour des motifs médicaux, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 26 mars 2024, dont il demande l'annulation, le préfet de police a refusé de lui délivrer le titre sollicité et lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet de police s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. B en rappelant les termes de l'avis émis le 13 décembre 2023 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet de police a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B avant de rejeter sa demande de titre de séjour, la circonstance que ce dernier ne mentionne pas certains faits n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen.
4. En troisième lieu, aux termes des deux premiers alinéas de L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. /() ". L'article R. 425-11 du même code dispose que : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Le premier alinéa de l'article R. 425-12 du même code précise que : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (). Il transmet son rapport médical au collège de médecins ". L'article R. 425-13 du même code énonce que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ".
5. Aux termes du premier alinéa de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport ". L'article 6 du même arrêté dispose que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté () / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ".
6. D'une part, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. B, le préfet de police a estimé, au vu de l'avis du 13 décembre 2023 rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que si son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquence d'une exceptionnelle gravité, il pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé. Il ressort des pièces du dossier que cet avis, produit en cours d'instance, porte la mention " après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", laquelle fait foi du caractère collégial de l'avis jusqu'à preuve du contraire, et qu'il a été émis par trois médecins de l'OFII, régulièrement désignés par une décision du 7 décembre 2023 du directeur général. Le médecin instructeur, régulièrement désigné par la même décision, dont le rapport a été transmis au collège le 5 novembre 2023 ainsi que l'indique le bordereau de transmission produit à l'instance, ne figurait pas parmi ses signataires. Enfin, cet avis comporte l'ensemble des mentions nécessaires prévues par l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, l'absence de cases cochées concernant les " " éléments de procédure " étant en l'espèce sans incidence, et le requérant n'apporte aucune précision quant aux irrégularités dont serait entaché le rapport médical, produit par l'OFII à l'instance, au regard des exigences de l'annexe B de l'arrêté du 27 décembre 2016. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure à raison de la méconnaissance des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'arrêté du 27 décembre 2016, doit être écarté.
7. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet de police se serait estimé en situation de compétence liée au regard de l'avis du collège des médecins de l'OFII pour refuser de délivrer à M. B un titre de séjour et qu'il aurait ainsi entaché sa décision d'une erreur de droit.
8. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. B souffre de pathologies somatiques et psychiatriques, et qu'il bénéficie, selon le certificat médical du 20 septembre 2023 adressé au médecin de l'OFII, d'un traitement à base de Kardegic, de Coaprovel, d'Amlor et de Crestor. Il soutient que le traitement approprié n'est pas effectivement disponible au Cameroun dès lors que six substances actives de ses médicaments ne figurent pas sur la liste nationale des médicaments essentiels du Cameroun mise à jour en 2022, et que l'approvisionnement en médicaments est irrégulier. Il se prévaut également, en citant différentes sources publiques, de l'insuffisance des structures médicales et des services d'accès aux soins prévalant dans ce pays, compte tenu de ce que le système de santé camerounais est sous-financé, qu'il manque de personnel médical, que l'accès aux soins est inégalement réparti, et que 35 % de la population vit sous le seuil de pauvreté alors que le coût des soins est élevé avec une faible couverture d'assurance maladie. Toutefois, d'une part, il ressort de la liste des médicaments essentiels présents au Cameroun que celle-ci comprend des substances actives correspondant aux traitements des pathologies de M. B, notamment l'hydrochlorothiazide, l'acide acétylsalicylique, la rosuvastatine, l'alimémazine, le paracétamol, le tramadol, ainsi que plusieurs psychotropes correspondant à son traitement. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les substances actives irbésartan et hydrochlorothiazide, la toxine botulique, la duloxétine, la mirtapazine et la cyamémazine tartrate seraient nécessaires au traitement du requérant ou ne pourraient pas se voir substituer par les substances actives présentes dans la liste des médicaments essentiels présents au Cameroun. D'autre part, par les documents qu'il produit, notamment un rapport de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés de 2019, un article du site internet agenceecofin.com et un rapport du Nkafu Policy Institue de 2023, qui ne font référence aux conditions sanitaires ainsi qu'aux services de santé au Cameroun que de manière très générale et impersonnelle, M. B n'établit pas qu'il serait personnellement, en cas de retour au Cameroun, dans l'impossibilité d'accéder effectivement aux soins qui lui sont nécessaires. Par ailleurs, alors que sa demande de protection internationale a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile, la seule mention, dans un certificat du 9 août 2024, selon laquelle " l'exposition à l'environnement où se sont déroulés les évènements qu'il rapporte pourrait entrainer une recrudescence des symptômes du PTSD " ne permet pas d'établir que le retour de M. B dans son pays d'origine l'empêcherait nécessairement de bénéficier du suivi psychologique approprié. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en rejetant sa demande.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, un étranger ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lorsque la loi prescrit qu'il doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour.
10. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 8, que M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il remplit les conditions prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant l'attribution d'un titre de séjour de plein droit. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
11. En second lieu, les moyens tirés de la violation des dispositions de l'article L. 7214 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à raison des risques encourus au Cameroun sont inopérants contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
12. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes, par ailleurs, du premier paragraphe de l'article 2 de la même convention : " 1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi ".
13. Si M. B allègue que sa vie et son intégrité physique sont menacées en cas de retour dans son pays d'origine, en raison de l'absence de traitement, il résulte de ce qui a été dit au point 8 qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait effectivement exposé à de tels risques. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé et doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D B, à Me Morel et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président,
- M. Cicmen, premier conseiller,
- M. Doan, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
Le rapporteur,
R. Doan
Le président,
H. Delesalle La greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597
**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.
19/03/2026