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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2416430

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2416430

lundi 8 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2416430
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGUITTON

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a liquidé définitivement une astreinte de 1 400 euros à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Cette astreinte, initialement fixée à 200 euros par mois par un jugement du 2 septembre 2021, couvre la période du 1er novembre 2021 au 31 mai 2022, date à laquelle le préfet a justifié avoir relogé la requérante. La liquidation a été effectuée sur le fondement des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une décision n° 2111579 en date du 2 septembre 2021, le tribunal a décidé qu’une astreinte était prononcée à l’encontre de l’Etat.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.

Vu la décision désignant Mme A..., , pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 778-8 du code de justice administrative : « Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d’office ou sur la saisine du requérant, que l’injonction prononcée n’a pas été exécutée, il procède à la liquidation de cette astreinte en faveur du fonds prévu par l’article L. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. / Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur l’exécution de l’injonction prononcée. / Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l’espèce, modérer le montant dû par l’Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte. ».
2. Par une décision en date du 2 septembre 2021, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par mois à l’encontre de l’Etat, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, si le préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris, ne justifiait pas avoir, passé la date du 1er novembre 2021, exécuté l’injonction qui lui était faite par cette décision d’assurer le relogement de Mme B.... Par la suite, le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, a justifié avoir assuré le relogement de Mme B... à la date du 3 juin 2022. Il y a lieu, dès lors, de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte pour la période du 1er novembre 2021 au 31 mai 2022 inclus, soit pour un montant de 1 400 euros et de condamner l’Etat à verser cette somme au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.


ORDONNE :

Article 1er : L’Etat est condamné à verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement la somme de 1 400 euros au titre de la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par le jugement n° 2111579 en date du 2 septembre 2021.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... et au ministre chargé du logement.

Copie en sera adressée, pour exécution, au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, et au directeur régional des finances publiques de l’Ile-de-France et du département de Paris.


Fait à Paris, le 8 décembre 2025.

La magistrate désignée,



signé
N. A...


La République mande et ordonne au ministre chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
N° 2416430/4
2




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