mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2416925 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre - OQTF 6 sem. |
| Avocat requérant | CABINET CHANGO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 juin et 2 septembre 2024, M. E, représenté par Me Metton, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 7 juin 2024, notifiés le 20 juin suivant, par lesquels le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de trente-six mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. B soutient que :
-les arrêtés sont entachés d'incompétence ;
-ils sont entachés d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
-elle n'est pas suffisamment motivée ;
-elle a été adoptée en méconnaissance du droit d'être entendu, du principe général du droit de l'Union européenne de la défense et de la bonne administration ;
-l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration a été méconnu ;
-la décision est entachée d'une erreur de fait ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
-par voie d'exception, la décision est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'obligation de quitter le territoire français qui est entachée d'illégalité ;
-elle n'est pas suffisamment motivée ;
-elle est entachée d'une erreur de fait ;
-elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
-elle n'est pas suffisamment motivée ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
-par voie d'exception, la décision est illégale dès lors qu'elle est fondée sur l'obligation de quitter le territoire français qui est entachée d'illégalité ;
-elle n'est pas suffisamment motivée ;
-elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2024, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête. Il soutient qu'aucun moyen n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Dousset, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Dousset.
Considérant ce qui suit :
1. Par des arrêtés du 7 juin 2024, notifiés le 20 juin 2024, le préfet de police a obligé M. B, ressortissant chinois né le 1er juin 1987 à Henan, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour pendant une durée de trente-six mois. M. B demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
3. Par un arrêté n° 2024-00349 du 18 mars 2024 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris, le préfet de police a donné délégation à M. C D, adjoint au chef de la division des examens administratifs et des expulsions, pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré du défaut de compétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
4. En outre, si les décisions attaquées indiquent à tort que M. B a été incarcéré le 13 janvier 2024 alors qu'il l'a été le 13 janvier 2023, cette simple erreur de plume ne saurait suffire à démontrer que le préfet de police n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé, comme ce dernier le soutient. Le moyen doit donc être écarté.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".
6. La décision attaquée vise le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, elle indique que M. B est entré en France sous couvert d'un visa lui permettant de séjourner jusqu'au 9 avril 2018 et qu'il s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa. Elle précise également qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé qui se déclare divorcé de sa femme qui serait restée en Chine. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui vise les textes dont elle fait application et mentionne les faits qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
7. En deuxième lieu, M. B soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle indique qu'il est entré en France le 1er janvier 2023. Toutefois cette mention constitue une erreur de plume, la décision précisant également, ainsi qu'il a été dit, que l'intéressé est entré en France sous couvert d'un visa lui permettant de séjourner jusqu'au 9 avril 2018. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.
8. En troisième lieu, lorsqu'il oblige un étranger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet se situe dans le champ d'application de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008, relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier. Dès lors, il lui appartient de faire application des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, dont celui du droit à une bonne administration. Parmi les principes que sous-tend ce dernier, figure celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne, ce droit se définit comme le droit de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Cependant ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement qu'informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été entendu le 24 mai 2024 par les services de la préfecture de police sur ses conditions de séjour et sur la perspective d'un éloignement préalablement à l'édiction de la mesure contestée. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ce droit doit être écarté.
10. En quatrième lieu, il résulte des dispositions du titre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoquées à l'encontre de la décision attaquée et le moyen doit être écarté comme inopérant.
11. Enfin, quand bien même M. B résiderait de manière continue en France depuis mars 2018, ce qu'il n'établit au demeurant pas, une telle circonstance n'est pas de nature à faire regarder la décision attaquée comme étant entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, eu égard à la gravité des faits qui sont reprochés à l'intéressé, qui a été écroué pour tenue ou financement d'un établissement de prostitution et aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France ou dans un Etat partie à la convention de Schengen, en bande organisée et proxénétisme aggravé commis en bande organisée, traite d'être humain commis en bande organisée et proxénétisme aggravé commis en bande organisée, et à l'absence de tout élément permettant d'établir son intégration sociale et professionnelle sur le territoire national. Le moyen doit donc être écarté.
Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
13. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que M. B a été écroué le 13 janvier 2024 au centre pénitentiaire de la Santé pour tenue ou financement d'un établissement de prostitution et aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France ou dans un Etat partie à la convention de Schengen, en bande organisée et proxénétisme aggravé commis en bande organisée, traite d'être humain commis en bande organisée et proxénétisme aggravé commis en bande organisée et que ces faits constituent une menace pour l'ordre public. La décision précise, en outre, que M. B a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français et qu'il ne présente pas de garanties de représentations. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui vise les textes dont elle fait application et mentionne les faits qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () " et aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 dudit code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
15. Si la décision attaquée indique à tort que M. B est entré irrégulièrement sur le territoire national et si l'intéressé soutient ne pas avoir explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français, le préfet de police était fondé à refuser d'accorder à M. B un délai de départ volontaire au seul motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
16. Enfin, compte tenu de la gravité des faits pour lesquels M. B a été écroué, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire en raison de la menace que son comportement constituait, a commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
17. D'une part, la décision attaquée vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne la nationalité chinoise de M. B et indique que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision en litige est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
18. D'autre part, si M. B soutient que la décision fixant la Chine comme pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'assortit ce moyen d'aucune précision de nature à en apprécier le bien-fondé. Par suite, il doit être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
19. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, l'obligation de quitter le territoire français prononcée par le préfet de police à l'encontre de M. B n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français litigieuse n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.
20. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
21. La décision attaquée vise les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que M. B a fait l'objet, le 6 juin 2024, d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, qu'il représente une menace pour l'ordre public en restant sur le territoire dès lors qu'il a été écroué pour tenue ou financement d'un établissement de prostitution et aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France ou dans un Etat partie à la convention de Schengen, en bande organisée et proxénétisme aggravé commis en bande organisée, traite d'être humain commis en bande organisée et proxénétisme aggravé commis en bande organisée, qu'il allègue être entré sur le territoire en mars 2018 ou 2019 sans en apporter la preuve et qu'il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, étant constaté qu'il se déclare divorcé de sa femme qui serait restée en Chine. Dans ces conditions, la décision attaquée est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
22. Enfin, compte tenu de la gravité des faits pour lesquels M. B a été écroué et alors qu'il ne fait état d'aucune attache ni d'aucune intégration particulière sur le territoire national, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens doivent donc être écartés.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B à fin d'annulation des arrêtés du préfet de police du 7 juin 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E
Article 1er : M. B est admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Metton et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
La magistrate désignée,
A. DOUSSET
La greffière,
S. CAILLIEU- HELAIEM
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./1-3