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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2418614

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2418614

mercredi 17 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2418614
TypeDécision
Avocat requérantCABINET GUILLON (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2024, M. A B, représenté par

Me Guillon, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- la mesure demandée est utile ;

- la demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 15 juillet 2024, M. B conclut à ce que le tribunal constate qu'il n'y plus lieu de statuer sur les conclusions principales de sa requête.

Par un mémoire défense, enregistré le 16 juillet 2024, qui n'a pas été communiqué, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Simonnot pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "

2. Par son mémoire complémentaire, M. B a informé le tribunal que le

12 juillet dernier lui a été remis par les services de la préfecture de police une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de délivrance de titre de séjour, document attestant de la régularité de son séjour en France pour la période du 12 juillet 2024 au 11 janvier 2025. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête de M. B tendant à ce que soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête de

M. B.

Article 2 : L'Eta versera à M. B la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 17 juillet 2024.

Le juge des référés,

J.-F Simonnot

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2418614/9

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