jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2418927 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024 et une pièce communiquée le 16 juillet suivant, Mme B A, représentée par Me Hug, demande à la juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour " étudiant " ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail dans les quarante-huit heures de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la même date ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient :
En ce qui concerne l'urgence :
- que la condition d'urgence est présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour ;
- qu'elle est en cours de stage obligatoire dans le cadre de ses études, que son maître de stage menace d'interrompre en raison de l'illégalité de sa situation et qu'elle doit pouvoir demander un nouveau titre de séjour après l'obtention de son master 2 en septembre.
En ce qui concerne le doute sérieux sur la légalité de la décision :
- que le refus de renouvellement de titre de séjour est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation car elle justifie du caractère réel et sérieux des études qu'elle poursuit et de moyens de subsistance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2024, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête et au rejet de celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'il a adressé une convocation à l'intéressée le 29 juillet 2024 en vue du dépôt d'un dossier complet et de lui remettre un récépissé, ce qui rapporte la décision de clôture de l'instruction de sa demande et fait en outre disparaître l'urgence.
Par un mémoire enregistré le 16 juillet 2024, Mme A, représentée par Me Hug, déclare se désister de ses conclusions à fins de suspension et d'injonction et maintenir ses conclusions au titre de l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 11 juillet 2024 sous le numéro 2418926 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme A, ressortissante d'Algérie, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du refus de renouvellement de son titre de séjour " étudiant " dont sa demande, déposée le 10 novembre 2023, a été clôturée par l'administration.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer, en application de ces dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'admission provisoire de Mme A à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fins de suspension et d'injonction :
3. Par acte 16 juillet 2024, Mme A déclare se désister de ses conclusions à fins de suspension et d'injonction et maintenir ses conclusions au titre de l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Hug, son avocate, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à ce dernier.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A de sa requête.
Article 2 : L'Etat versera à Me Hug la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et au préfet de police.
Fait à Paris, le 18 juillet 2024.
La juge des référés,
C. C
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.