LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2419272

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2419272

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2419272
TypeOrdonnance
Avocat requérantCABINET QOLUMN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, la société Laboratoires Super Diet, représenté par Me Boin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions implicites des ministres, d'une part, de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, d'autre part, de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique nées le 30 janvier 2024 du silence conservé sur ses demandes du 28 novembre 2023 et rejetant sa demande de prendre de manière urgente toute mesure utile, concrète et effective visant à faire retirer et rappeler immédiatement du marché français tous les produits étrangers contenant certaines substances dérivées d'hydroxyanthracéniques (HAD) dont l'émodine, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de prendre à titre conservatoire de manière urgente, toute mesure utile, concrète et effective, à l'effet de faire retirer et rappeler immédiatement du marché français tous les produits étrangers contenant ces molécules dans un délai de 48 heures à compter de la décision de référé à intervenir et sous astreinte de 1.000 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de réexaminer et de prendre une décision sur sa demande du 28 novembre 2023, de faire retirer et rappeler immédiatement du marché français tous les produits étrangers en cause ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'urgence est justifiée par l'intérêt attaché à la protection de la santé des consommateurs et au maintien d'une concurrence effective entre producteurs de produits diététiques ;

- les décisions attaquées sont entachées d'erreur de droit du fait du refus manifestement illégal de l'administration d'exercer ses pouvoirs de police administrative en violation des dispositions législatives et réglementaires applicables en matière de sécurité des consommateurs et de l'article 14 du règlement 178/2002 du 28 janvier 2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire ;

- elles sont intervenues en violation du principe d'égalité de traitement consacré, notamment, par de nombreuses dispositions internationales, constitutionnelles et législatives.

Vu :

- l'ordonnance n°2404237/4-3 du 19 mars 2024 ;

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 21 février 2024 sous le numéro 2404235 par laquelle la société Laboratoires Super Diet demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Par une ordonnance n°2404237/4-3 du 19 mars 2024, le juge des référés a rejeté au fond à l'issue d'une audience publique une précédente requête de la société requérante. Sa nouvelle requête présente des conclusions ayant le même objet que celle rejetée par l'ordonnance du 19 mars dernier au soutien desquelles ont été soulevés les mêmes moyens propres, selon la société requérante, à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.

3. Dans la présente requête, si la société Laboratoires Super Diet fait état de nouveaux constats établis par différents commissaires de justice les 9, 10 et 12 avril 2024 qui établissent la disponibilité de produits contenant les substances dérivées d'hydroxyanthracéniques (HAD) dont l'émodine dans six officines différentes situées à Orléans (45), La Ciotat (13) , Mont Saint Aignan (76) et Aix les Bains (73), ces éléments, qui ne révèlent pas la situation de la distribution des produits en cause à la date de l'enregistrement de la requête, en tout état de cause, ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le juge des référés, statuant sur les mérites de la requête rejetée le 19 mars 2024, quant au bien-fondé des moyens propres à créer, selon la requérante, un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées, ni au demeurant quant à l'urgence.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société laboratoires Super Diet ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Laboratoires Super Diet est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Laboratoires Super Diet.

Fait à Paris, le 19 juillet 2024.

Le juge des référés,

J.-F. SIMONNOT

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique chacun en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/4

← Retour aux décisions