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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2419421

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2419421

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2419421
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Macarez, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 août 2023 par lequel le préfet de police de Paris a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de police de réexaminer sa situation.

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, le préfet de police de Paris représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Vu :

- la procédure n°2419420 relative à la demande en suspension de la décision en litige ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 24 mai 1990 à Alger, entré en France le 9 septembre 2007, a, le 27 juin 2023, sollicité le renouvellement de son certificat de résidence algérien. Par un arrêté du 17 août 2023, le préfet de police a rejeté cette demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, le préfet de police de Paris représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Vu :

- la procédure n°2419420 relative à la demande en suspension de la décision en litige ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 24 mai 1990 à Alger, entré en France le 9 septembre 2007, a, le 27 juin 2023, sollicité le renouvellement de son certificat de résidence algérien. Par un arrêté du 17 août 2023, le préfet de police a rejeté cette demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision ". Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Il ressort des pièces du dossier, et tout particulièrement de la mention apposée par les services postaux sur la preuve de distribution, laquelle fait foi jusqu'à preuve du contraire, que l'arrêté dont M. B demande l'annulation, qui porte la mention des voies et délais de recours, lui a été transmis par lettre recommandée avec avis de réception à l'adresse qui avait été indiquée à l'administration et que ce pli a été présenté le 18 août 2023 et retourné au préfet de police au motif que le destinataire était inconnu à cette adresse. M. B, par les pièces qu'il produit, n'apporte pas la preuve que cette mention serait erronée et qu'il n'aurait, en réalité, déménagé que postérieurement au 18 août 2023. Par ailleurs, s'il fait valoir qu'il était, à cette époque en contact régulier par courriel avec les services de la préfecture de police et que l'arrêté aurait pu lui être notifié par cette voie, cette circonstance n'est pas de nature à rendre irrégulière la notification par courrier recommandé, réputée être intervenue le 18 août 2023. Le délai de recours à l'encontre de cette décision s'est ainsi éteint le 19 octobre 2023. Dès lors que M. B n'a introduit son recours en annulation que le 16 juillet 2024, ses conclusions sont manifestement tardives et, par suite, irrecevables.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 9 décembre 2024.

La présidente de la 6ème section,

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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