LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2420374

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2420374

lundi 29 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2420374
TypeOrdonnance
Avocat requérantKA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Ka, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de délivrance d'une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de carte de résident ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de carte de résident dans un délai d'un jour à compter de la notification de la présente ordonnance ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle élève seule ses quatre enfants et que, à raison de la décision litigieuse, qui constitue une décision refusant de renouveler son attestation, elle n'est plus réputée résider régulièrement en France, son contrat de travail n'a pas pu être renouvelé et le versement des prestations sociales a été suspendu ;

- les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 424-3 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante malienne, est mère de quatre enfants, dont une fille a la qualité de réfugiée. Le 11 janvier 2024, elle a demandé la délivrance d'une carte de résident sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, valable jusqu'au 22 mai 2024, lui a été transmise. Le 23 mai 2024, Mme A a sollicité la délivrance d'une nouvelle attestation. Faute pour l'administration de lui avoir délivré cette nouvelle attestation, elle demande la suspension de l'exécution de la décision rejetant implicitement sa demande.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Par un courriel du 29 mai 2024, l'administration a répondu à Mme A qu'une nouvelle attestation devait bien être générée et mise à sa disposition. Elle a ainsi entendu faire droit à sa demande. Il est vrai, en revanche, que cette décision n'a pas reçu exécution dès lors que l'attestation n'a pas encore été mise à sa disposition. Toutefois, il n'appartient pas au juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative d'assurer l'exécution des décisions prises par l'administration.

4. En tout état de cause, si le préfet devait être regardé comme ayant rejeté la demande de Mme A, il n'est pas établi, à la date de la présente ordonnance, que l'intéressée serait exposée à un risque d'éloignement, alors par ailleurs qu'une de ses filles détient la qualité de réfugiée. En outre, Mme A, qui est hébergée, se borne à produire, s'agissant de l'interruption des prestations sociales, des courriers antérieurs à l'expiration de la précédente attestation. En dépit de la suspension de son contrat à durée déterminée, Mme A ne justifie pas, dans les circonstances particulières de l'espèce, d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à Me Ka.

Fait à Paris le 29 juillet 2024.

Le juge des référés,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de police, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

← Retour aux décisions