jeudi 8 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2420583 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CABINET BOULAY (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2407538 du 23 juillet 2024, la présidente du tribunal administratif de Melun a transmis, sur le fondement de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, la requête de M. B A au tribunal administratif de Paris en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. B A, représenté par Me Boulay, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 juin 2024 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé le renouvellement de sa carte professionnelle n°CAR-IDF2-2024-06-13-A-00083233 ;
2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-6 du code de justice administrative : " () Lorsque le président () du tribunal administratif, auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa ou de la seconde phrase du second alinéa de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente. () ".
2. Aux termes de l'article R. 312-10 du même code : " Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles, commerciales et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession. []
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A est employé en qualité d'agent de maîtrise de la société Security Ile-de-France en contrat à durée indéterminée depuis le 1er septembre 2017 et qu'il exerce ses fonctions dans un établissement appartenant à cette société située à Roissy en France, dans le département du Val-d'Oise. Dans ces conditions, il résulte des dispositions de l'article R. 312-10 du code de justice administrative que le tribunal administratif de Paris est territorialement incompétent pour se prononcer sur la requête présentée par M. B A. En application des dispositions précitées et de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal administratif territorialement compétent pour connaître de ce litige est le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Dès lors, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat afin de régler la question de compétence en application de l'article R. 351-6 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A est transmis au Conseil d'Etat
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section contentieux du Conseil d'Etat et à M. B A.
Fait à Paris, le 8 août 2024.
Le président du tribunal
Jean-Christophe Duchon-Doris / 12-1
JT