lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2421280 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | LABRIKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 août 2024, M. A B, représenté par Me Zoulikha Labriki, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté daté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de délivrer au requérant un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisant provisoire de séjour dans un délai de quinze jours ;
4°) d'ordonner le réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, à défaut de la délivrance de l'autorisation provisoire de séjour, ainsi que la délivrance d'une telle autorisation pendant la durée de ce réexamen, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
5°) de condamner l'État à verser la somme de 1500 euros au requérant, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu' () un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. () ".
2. Aux termes de l'article R. 312-8 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Amiens : Oise ; () ".
3. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée le requérant résidait à Nogent-sur-Oise dans le département de l'Oise. Par conséquent, en application des dispositions précitées de l'article R. 312-8 alinéa 1 du code de la justice administrative, le présent litige ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris mais de celle du tribunal administratif d'Amiens.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif d'Amiens.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Zoulikha Labriki et au président du tribunal administratif d'Amiens.
Fait à Paris, le 30 septembre 2024.
Le président du Tribunal,
Jean-Christophe Duchon-Doris
N°2421280/12/3