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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2422149

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2422149

lundi 18 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2422149
TypeOrdonnance
Avocat requérantBERBAGUI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 août 2024, M. A C, représenté par Me Mehdi Berbagui, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 30 juillet 2024 par laquelle le préfet de police a refusé sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de délivrer au requérant une carte de séjour temporaire ou à défaut, d'enjoindre au préfet de police, sur le fondement de l'article L 911-2 du code de justice administrative, de réexaminer la situation du requérant et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État (Préfet de police) une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Sur les moyens communs à toutes les décisions :

o l'auteur de l'acte est incompétent ;

o l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- Sur la décision portant refus de séjour :

o elle méconnaît l'article 6, paragraphe 7, de l'accord franco-algérien ;

o elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

o l'arrêté méconnaît l'article il méconnaît les articles 3 et 8 de la CEDH ;

- Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

o elle méconnaît l'article il méconnaît les articles 3 et 8 de la CEDH ;

- Sur la décision fixant le pays de renvoi :

o elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions précédentes.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".

2. Par une décision du 17 août 2024, le préfet de police a rejeté la demande de titre de séjour de M. C, l'a obligé à quitter le territoire et fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. B demande l'annulation M. B demande l'annulation de ces différentes décisions.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

3. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-00598 du 7 mai 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris le même jour, le préfet de police a donné délégation à M. E D, attaché d'administration hors classe de l'Etat, adjoint au chef du pôle de l'instruction des demandes de titre de séjour, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement des autres délégataires, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ces derniers n'aient pas été absents ou empêchés lorsqu'il a signé l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé et est par suite suffisamment motivé.

Sur la décision portant refus de titre :

5. En premier lieu, en se bornant à soutenir que la décision attaquée méconnaît l'article 6, paragraphe 7, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, M. C, qui ne donne aucune indication sur la pathologie dont il souffre et qui n'a pas levé le secret médical, n'assortit pas le moyen soulevé des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

6. En deuxième lieu, en se bornant à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, M. C, qui indique qu'il est entré en France en 2018 sans d'ailleurs l'établir et évoque de manière générale la présence de sa fratrie en France, son état de santé mais sans en justifier et n'apporte aucun élément relatif à ses conditions de vie en France, ni aux éventuelles craintes pour sa personne en cas de retour en Algérie, n'assortit pas le moyen soulevé des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

7. Pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 6, les moyens dirigés contre décision portant obligation de quitter le territoire doivent être écartés comme non assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

8. Pour les mêmes motifs que ceux indiqués aux points 6 et rappelés au point 7, les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi doivent être écartés comme non assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

9. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés et des moyens de légalité interne qui ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le délai de recours étant expiré, cette requête doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police.

Fait à Paris, le 18 novembre 2024.

Le vice-président de la 3ème section,

J-Ch. GRACIA

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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