LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2422505

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2422505

mardi 12 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2422505
TypeDécision
Formation4e Section - 2e Chambre
Avocat requérantEMBE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I/ Par une requête enregistrée le 22 août 2024, sous le n°2422505, M. C , représenté par Me Embe, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 3 août 2024 par lesquelles le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

M. C soutient que :

La décision portant obligation de quitter le territoire :

- est entachée d'incompétence ;

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

La décision fixant le pays de destination :

- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2024, le préfet de police, représenté par Me Rannou, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

II/ Par une requête enregistrée le 22 août 2024 sous le numéro 2422807,

M. C, représenté par Me Embe, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 août 2024 par lequel le préfet de police lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois.

2°) d'annuler son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

M. C soutient que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- est entachée d'incompétence ;

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation ;

Par un mémoire en défense, enregistrés le 16 octobre 2024, le préfet de police, représenté par Me Tremeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Claux a été entendu au cours de l'audience publique :

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant congolais né le 31 juillet 1997, est arrivé à l'aéroport de Roissy - Charles de Gaulle, le 20 juillet 2024, par un vol en provenance d'Istanbul. Il a fait l'objet d'un refus d'entrée sur le territoire français ainsi que d'un placement en zone d'attente. Le 3 août 2024, l'intéressé a refusé de se présenter à l'embarquement pour un vol à destination d'Istanbul. Il est entré sur le territoire français le même jour et a été placé en garde à vue. Par un arrêté du 3 août 2024, le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il devait être reconduit. Par la requête enregistrée sous le n°2422505, M. C demande l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Par un arrêté du même jour, le préfet de police a également interdit à l'intéressé de retourner sur le territoire français pour une période de

vingt-quatre mois. Par la requête enregistrée sous le n°2422807, M. C demande l'annulation de cette décision et de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2422505 et n°2422807 présentées pour M. M. C, concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la requête n°2422505 :

S'agissant de la décision faisant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-00349 du 18 mars 2024 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial, le préfet de police a donné délégation à Mme A, cheffe de la section analyse et coordination zonale au bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière de la préfecture de police, à l'effet de signer, tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré du défaut de compétence de la signataire de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement de manière suffisamment détaillée et circonstanciée. Elle fait ainsi référence aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application, notamment l'article L. 611-1 1° et aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle indique que M. C ne peut justifier d'un titre de séjour pour se maintenir sur le territoire français, qu'il est dépourvu d'un document de voyage (passeport) et ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français. Elle précise également que la mesure ne présente pas une atteinte disproportionnée à sa vie familiale, l'intéressé déclarant être célibataire et sans enfants. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation de l'arrêté litigieux et de son caractère stéréotypé doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".

6. M. C ne démontre pas être entré régulièrement en France ni disposer d'un titre de séjour en cours de validité. Il était donc au nombre des étrangers pouvant faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, la circonstance invoquée par l'intéressé selon laquelle il ne présenterait pas un risque de fuite et qu'il serait sur le point de présenter une demande d'asile auprès de la cour nationale du droit d'asile n'est pas de nature à régulariser son entrée irrégulière sur le territoire. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

7. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

8. M. C soutient qu'un retour Congo l'exposerait à des traitements inhumains et dégradants en raison de son homosexualité qui y est réprimée. Le requérant n'apporte, toutefois, aucun élément sur les risques qu'il est susceptible d'encourir en cas de retour dans son pays d'origine, sa demande d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile ayant au demeurant fait l'objet d'une décision de rejet le 22 juillet 2024, après audition de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), comme étant manifestement infondée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, être écartés.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 3 août 2024 par lesquelles le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné doivent être rejetées.

En ce qui concerne la requête n°2422807 :

10. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-00349 du 18 mars 2024 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial, le préfet de police a donné délégation à Mme A, cheffe de la section analyse et coordination zonale au bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière de la préfecture de police, à l'effet de signer, tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré du défaut de compétence de la signataire de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.

11. En deuxième lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement de manière suffisamment détaillée et circonstanciée. Elle fait ainsi référence aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application, notamment l'article L. 612-6 et suivants et aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle indique que M. C allègue être entré sur le territoire le 20 juillet 2024 et ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, étant constaté que l'intéressé se déclare célibataire et sans enfants à charge. Elle précise également que la mesure ne présente pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation de l'arrêté litigieux et de son caractère stéréotypé doit être écarté. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation du requérant avant de prendre l'arrêté contesté.

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes du premier alinéa de l'article

L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / (). ".

13. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

14. M. C ne fait état d'aucune circonstance humanitaire justifiant que le préfet ne prononce pas d'interdiction de retour à son égard. Dans ces conditions, le préfet de police n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois.

15. En dernier lieu, d'une part aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. ".

16. La décision portant interdiction à M. C de revenir sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois n'étant pas illégale, pour les motifs énoncés ci-dessus, le requérant n'est, en tout état de cause, pas fondé à demander l'effacement de ce signalement dans le SIS, qui n'est que la conséquence de la décision d'interdiction de retour.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du

3 août 2024 par lequel le préfet de police lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois et a assorti son arrêté d'un signalement dans le SIS sans doivent être rejetées, y compris les conclusions aux fins d'injonction.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes présentées par M. C doivent être rejetées dans toutes leurs conclusions y compris, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E:

Article 1er : Les requêtes n°2422505 et n° 2422807 présentées par M. C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 21 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Hermann Jager, présidente,

- M. Claux, premier conseiller,

- Mme Portes, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.

Le rapporteur,

J.B CLAUX

La présidente,

V. HERMANN JAGER La greffière,

F. RAJAOBELISON

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2 et 2422807/4-

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.

23/03/2026

← Retour aux décisions