LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2422506

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2422506

mercredi 4 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2422506
TypeDécision
Avocat requérantCABINET ACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’une condamnation pénale et de l’absence de preuve suffisante d’une vie familiale stable en France. La requête a été examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête numéro 2422506 enregistrée le 22 août 2024 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision du 30 août 2024 ;

Le président du tribunal a désigné M. Rohmer, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu, au cours de l'audience publique tenue le 29 août 2024, en présence de Mme Gaonach-Née, greffière d'audience :

- le rapport de M. Rohmer ;

- les observations de Me Goeau-Brissonière, représentant M. B, qui reprend ses écritures ;

- et les observations de Me Jacquard, représentant la préfecture de police, qui reprend ses écritures ;

En application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été différée au 29 août 2024, à 18 heures.

Un mémoire a été produit pour M. B, enregistré le 30 août à 11h13.

Considérant ce qui suit :

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".

3. M. B est un ressortissant malien né le 1er juillet 1977. S'il déclare résider en France depuis 2000 il ne l'établit pas alors qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire en 2009, pas plus qu'il n'apporte la preuve de ce que son premier titre de séjour portant la mention " vie privée familiale " délivré en août 2012 aurait été renouvelé de façon continue avant la délivrance de la carte de séjour pluriannuelle dont il a bénéficié du 3 septembre 2021 au 2 septembre 2023. Pour refuser le renouvellement de ce dernier titre par la décision attaquée du 30 mai 2024, le préfet de police a relevé que M. B a été condamné le 13 décembre 2019 à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits commis le 14 juin 2019. D'une part, M. B n'apporte pas d'éléments concernant les faits ayants conduit à cette condamnation. D'autre part, s'il fait valoir qu'il réside avec une ressortissante malgache titulaire d'une carte de résidant valable jusqu'en 2029 et avec les deux enfants qu'il a eus avec elle, nés en 2010 et 2012, il se borne à produire, pour établir cette vie commune, outre les certificats de naissance, la carte de résident de la mère de ses enfants et le certificat de scolarité de l'un d'eux, qui comportent tous deux une adresse différente de la sienne, ainsi qu'un bulletin scolaire de son autre enfant qui lui a été adressé. Dans ces conditions, aucun des moyens soulevés dans la requête n'est de nature, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

O R D O N N E

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, à Me Goeau-Brissonière et au préfet de police.

Fait à Paris, le 4 septembre 2024.

Le juge des référés

B. ROHMER

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2422506/1

← Retour aux décisions