LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2423032

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2423032

lundi 28 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2423032
TypeDécision
PublicationD
Formation3e Section - 2e Chambre - OQTF 6 sem.
Avocat requérantAITKAKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 août 2024, M. C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 11 juillet 2024 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai.

Il soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il craint pour sa vie en cas de retour au Sri-Lanka.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 septembre 2024, le préfet de police, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Salzmann en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Salzmann,

- les observations de Me Trojman, représentant M. B, assisté de M. A, interprète, qui considère que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen, que l'intéressé n'a pas pu se rendre à la convocation et a vu sa demande d'asile rejetée par l'OFPRA, qu'il existe des risques de persécutions à son endroit car il a fui le Sri-Lanka où il a été arrêté à plusieurs reprises, ainsi que son frère, menacé et battu par les militaires et est recherché depuis septembre 2023 en raison des démarches qu'il a entreprises pour retrouver son père porté disparu depuis son arrestation le 12 septembre 2010

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant sri-lankais né le 13 janvier 2000 à Trincomalee et entré en France 10 octobre 2023 selon ses déclarations, a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile 17 novembre 2023. Sa demande a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 11 janvier 2024, notifiée le 8 février 2024. Par un arrêté du 11 juillet 2024, le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné à l'issue de ce délai. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police qui rappelle, notamment, l'identité de l'intéressé, sa nationalité, la date d'entrée en France alléguée, sa situation personnelle, le rejet par l'OFPRA de sa demande d'asile, la circonstance qu'il n'a pas introduit de recours devant la Cour nationale du droit d'asile contre cette décision, l'absence de justification concernant des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'aurait pas procédé à un examen de la situation de M. B.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. B, né en 2000, est entré en France, selon ses déclarations, le 10 octobre 2023, qu'il est célibataire et sans enfant à charge, qu'il ne fait valoir aucune attache familiale sur le territoire français ni ne justifie d'une insertion professionnelle et sociale. En outre, il ne justifie pas être dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine où il a vécu, jusqu'à l'âge de vingt-trois ans. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

5. Si M. B soutient qu'il encourt un risque pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, en raison de ses démarches qu'il a entreprises auprès de l'ONU et de différents organismes pour retrouver son père porté disparu depuis le 10 septembre 2010 à la suite de son arrestation par les militaires et dont il a résulté des intimidations, menaces et arrestations, également à l'encontre de son frère, il n'apporte aucun élément de nature à étayer son récit et à attester qu'il encourrait actuellement et personnellement des traitements inhumains et dégradants en cas de retour au Sri-Lanka au sens des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait entachée d'une méconnaissance de ces stipulations.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation des décisions contestées doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : la requête de M. B est rejeté.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2024.

La magistrate désignée,

M. SALZMANNLa greffière,

C. PAVILLA

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2423032/3-2

Décisions similaires

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422400

10/10/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422406

10/10/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422557

10/10/2024

TA75

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422612

10/10/2024

← Retour aux décisions