lundi 10 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2423882 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VAHEDIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2024, M. A C B, représenté par Me Vahedian, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 4 juin 2024 par laquelle le préfet de police de Paris a refusé le renouvellement d'un récépissé de demande de titre de séjour et la décision implicite par laquelle le préfet de police de Paris a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " bénéficiaire d'une protection subsidiaire " ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de police de Paris de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " bénéficiaire d'une protection subsidiaire " dans un délai de huit jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de police de Paris de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de huit jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de sa mission d'aide juridictionnelle en cas d'admission à l'aide juridictionnelle ou, en cas de rejet, à lui verser directement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2024, le préfet de police demande au tribunal de constater le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de sa requête et conclut au rejet des conclusions au titre des frais de l'instance.
Il fait valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction valable du 17 octobre 2024 au 16 avril 2025 lui a été délivrée ainsi qu'une carte de séjour pluriannuelle valable du 26 novembre 2024 au 25 novembre 2028.
Par un mémoire, enregistré le 6 décembre 2024, M. B déclare ne maintenir que sa demande relative au paiement des frais irrépétibles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 janvier 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". Par une décision du 21 janvier 2025, M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête :
3. Par un mémoire, enregistré le 23 octobre 2024, M. B déclare au tribunal ne maintenir que ses conclusions relatives aux frais de l'instance. L'intéressé doit ainsi être regardé comme se désistant de ses conclusions tendant à l'annulation des décisions en litige et à l'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Par suite, il y a lieu d'en donner acte.
Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, à verser à Me Vahedian, au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de sa mission d'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de M. B.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Vahedian, conseil de M. B, au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de sa mission d'aide juridictionnelle.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B, au préfet de police de Paris et à Me Vahedian.
Fait à Paris, le 10 février 2025.
La présidente de la 6ème section,
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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