mardi 18 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2424317 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 septembre et 15 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Weinberg, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 août 2024 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 25 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler le temps nécessaire à ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a été rendu sur la base d'un rapport médical incomplet et qu'il a ainsi été privé d'une garantie ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru à tort lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit à défaut pour le préfet d'avoir examiné s'il avait un droit au séjour au regard des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces dispositions ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2024, le préfet de police, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 16 décembre 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Madé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant philippin, né le 4 décembre 1981, entré en France le 16 juillet 2016, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 5 août 2024, le préfet de police a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus renouvellement de titre de séjour mentionne les textes dont elle fait application, notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et indique, avec suffisamment de précisions, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet de police s'est fondé pour rejeter la demande de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A. Par suite, la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour est suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police n'aurait pas examiné la situation de M. A avant de prendre la décision contestée.
3. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". En outre, aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. En cas de défaut de présentation de l'étranger lorsqu'il a été convoqué par le médecin de l'office ou de production des examens complémentaires demandés dans les conditions prévues au premier alinéa, il en informe également le préfet. Dans ce cas le récépissé de demande de première délivrance d'un titre de séjour prévu à l'article R. 431-12 n'est pas délivré. Lorsque l'étranger dépose une demande de renouvellement de titre de séjour, le récépissé est délivré dès la réception, par le service médical de l'office, du certificat médical mentionné au premier alinéa. Le collège peut demander au médecin qui suit habituellement le demandeur, au médecin praticien hospitalier ou au médecin qui a rédigé le rapport de lui communiquer, dans un délai de quinze jours, tout complément d'information. Le demandeur en est simultanément informé. Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. Il peut être assisté d'un interprète et d'un médecin. Lorsque l'étranger est mineur, il est accompagné de son représentant légal. Le demandeur dispose d'un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de sa demande en préfecture pour transmettre à l'office et de l'intégration le certificat médical mentionné au premier alinéa. Lorsque la demande est fondée sur l'article L. 431-2, le certificat médical est transmis dans le délai mentionné à ce même article. Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 visé précédemment : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté ". Aux termes de l'article 6 du même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. ()".
4. Il ressort des pièces du dossier que le rapport médical établi par le médecin instructeur mentionne notamment la pathologie de l'intéressé, ses antécédents médicaux, les éléments cliniques figurant dans son dossier médical, le traitement pris par l'intéressé et sa durée ainsi que la nature et la fréquence du suivi des examens médicaux. Ainsi, ce rapport, alors même qu'il n'indiquait pas le stade de l'insuffisance rénale de l'intéressé avant sa greffe de rein ni l'existence d'une contre-indication au pantoprazole, comportait l'ensemble des informations permettant au collège des médecins de l'OFII de se prononcer en connaissance de cause sur l'état de santé de l'intéressé et la disponibilité d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du rapport médical établi par le médecin rapporteur de l'OFII doit être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
6. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et, en cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police se serait cru lié par l'avis de l'OFII alors qu'il a examiné si les éléments du dossier ou des circonstances particulières justifiaient de s'écarter de cet avis.
8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, dans son avis du 19 janvier 2024, le collège des médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de M. A nécessitait un suivi médical dont l'absence aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il ressort également des pièces du dossier que M. A qui a subi une greffe de rein en raison d'une insuffisance rénale au stade terminal, prend un traitement à vie consistant en la prise de cellcept, d'advagraf, de prednisone et de bactrim, et a un suivi médical consistant en des consultations et prises de sang trimestrielles et des échographies annuelles. Pour établir l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le requérant produit notamment un certificat médical du 13 septembre 2024 émanant d'une néphrologue de l'hôpital Tenon dont il ressort que le traitement pris par l'intéressé et l'expertise médicale de la transplantation rénale ne sont pas disponibles aux Philippines. Il produit par ailleurs la liste des médicaments essentiels dont il ressort qu'à l'exception du prednisone, ces médicaments ne sont pas commercialisés aux Philippines. Toutefois, il ressort également de cette liste que les molécules composant ces trois médicaments sont disponibles aux Philippines. Ainsi, le cotrimoxazole composant le bactrim, le mycophenolate mofetil composant le cellcept et le tacrolimus composant l'advagraf sont disponibles. Dans ces conditions, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le suivi médical de sa transplantation rénale ne pourrait être réalisé aux Philippines, M. A ne peut être regardé comme apportant suffisamment d'éléments probants pour contredire l'avis du collège des médecins de l'OFII et établir qu'il ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le refus de renouvellement de son titre de séjour méconnait les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En cinquième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de titre de séjour, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'étranger peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. En l'espèce, la décision attaquée se borne à répondre à la demande de renouvellement de titre de séjour dont M. A avait saisi le préfet, sur le seul fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit à défaut pour le préfet d'avoir examiné s'il avait un droit au séjour au regard des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il ne peut utilement soutenir que la décision a méconnu ces dispositions.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. M. A soutient qu'il exerce un emploi d'employé de maison, que sa sœur vit en situation régulière sur le territoire français et qu'il a noué plusieurs relations amicales depuis son arrivée en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est célibataire et sans charge de famille sur le territoire français. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine qu'il a quitté à l'âge de 34 ans. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En second lieu, le requérant ne peut utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel l'intéressé peut être renvoyé.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
14. L'obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 5 août 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 4 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Bailly, présidente,
M. Marthinet, premier conseiller,
Mme Madé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2025.
La rapporteure,
C. MADÉ
La présidente,
P. BAILLYLe greffier,
Y. FADEL
La République mande et ordonne au préfet de police, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2424317
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609180
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger. Le tribunal a jugé que la déclaration de candidature, bien que déposée par courriel avant l'heure limite, n'avait été effectivement reçue et enregistrée par le consulat qu'après cette échéance, constituant ainsi un dépôt hors délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 19 de la loi n°2013-659 du 22 juillet 2013, qui fixe les conditions et délais de dépôt des candidatures.
28/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609330
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger. Le tribunal a jugé que l'ambassadeur, en situation de compétence liée par la loi du 22 juillet 2013, devait refuser le récépissé définitif car la déclaration de candidature, déposée après l'heure limite locale (18h) et incomplète, ne satisfaisait pas aux conditions impératives de l'article 19 de cette loi. Les moyens invoqués par la requérante, notamment sur la confusion horaire ou les circonstances exceptionnelles, n'ont pas été retenus comme de nature à affecter cette appréciation légale.
28/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger en Algérie. Le tribunal a jugé que le consul général, agissant en situation de compétence liée, devait légalement refuser l'enregistrement car le dossier complet et conforme a été reçu après l'heure limite de dépôt fixée à 18h par l'article 19 de la loi du 22 juillet 2013. Les moyens invoqués par le requérant, notamment une erreur matérielle dans l'envoi, n'ont pas été retenus pour faire échec à cette obligation de rejet.
28/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609178
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du refus d'enregistrement d'une liste candidate aux élections des conseillers des Français de l'étranger pour la circonscription de Monaco. Le tribunal a annulé la décision du chef de poste consulaire, considérant que ce dernier avait excédé son pouvoir de contrôle en vérifiant des conditions non prévues par la loi, telle que l'inscription sur la liste électorale consulaire. La décision s'appuie sur l'article 19 de la loi n°2013-659 du 22 juillet 2013, qui limite strictement les motifs de refus d'enregistrement d'une candidature.
28/03/2026