lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2424946 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | ROSIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Rosin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris à statuer sur son droit au séjour dans un délai de 48 heures en exécution de l'ordonnance n° 2413476/5-1 en date du 19 juin 2024, sous astreinte de 500 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que l'ordonnance n° 2413476/5-1 du 19 juin 2024 par laquelle la juge des référés du tribunal a enjoint au préfet de police de lui délivrer dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance précitée une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation à travailler n'a pas été exécutée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requérante a reçu une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler le 12 juillet 2024, valable jusqu'au 11 janvier 2025.
Le préfet de police fait également valoir que la préfecture de Val-de-Marne s'est prononcée favorablement sur la demande de titre de séjour en qualité de réfugié.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 1er octobre 2024, Mme B se désiste de ses conclusions aux fins de révision et d'injonction, mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier. Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ladreyt pour statuer sur les demandes de référé. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, tenue le 1er octobre 2024 en présence de Mme Maliki, greffière d'audience, M. Ladreyt a lu son rapport.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () soit par la juridiction compétente ou son président. " Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire de Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire en date du 1er octobre 2024, Mme B a déclaré se désister de ses conclusions aux fins de révision et d'injonction et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des artciles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
Sur les frais liés au litige :
3. Il résulte du point 1 que Mme B est provisoirement admise à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Rosin, avocat de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Rosin de la somme de 1 200 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros lui sera versée.
2.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de révision et d'injonction.
Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Rosin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Rosin, avocat de Mme B, une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B, la somme de 1 200 euros lui sera versée.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au ministre de l'intérieur et à Me Rosin. Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 7 octobre 2024.
La juge des référés,
J-P. LADREYT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.