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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2427503

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2427503

lundi 28 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2427503
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantAHMAD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était manifestement infondé, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Le second moyen, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été rejeté car non assorti de précisions suffisantes. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2024, M. D B, représenté par Me Ahmad, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de 30 jours, et a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour mention " salarié ".

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché de l'incompétence de son signataire ;

- il méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant bangladais, né 12 avril 1991 à Moulvibazar au Bangladesh, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, () des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé".

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par M. A C, attaché principal d'administration de l'Etat, qui bénéficie d'une délégation du préfet de police, accordée par un arrêté n° 2024-01253 du 22 août 2024 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n°75-2024-529 de la préfecture de Paris, et qui lui permettait, à la date du 13 septembre 2024, de signer les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué est manifestement infondé.

4. En deuxième lieu, si B soutient que l'arrêté attaqué méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne joint aucune pièce à l'appui de ce moyen qui est, dès lors, manifestement dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B ne peut qu'être rejetée, en toutes ses conclusions, par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B.

Fait à Paris, le 28 avril 2025.

La présidente de formation de jugement,

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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