LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2429281

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2429281

jeudi 17 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2429281
TypeDécision
Formation6e Section - 3e Chambre
Avocat requérantMALIK

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant pakistanais. La décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Malik, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision née 17 septembre 2024 par laquelle le préfet de police a implicitement refusé sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer le titre de séjour sollicité sur le fondement des articles L. 423-22, L. 423-23 ou L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", et ce dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;

3°) d'enjoindre, à défaut, au préfet de police de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, dans cette attente et pendant toute la durée de ce réexamen, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation relative à la situation professionnelle du requérant et du défaut d'examen de sa demande sur le fondement de l'admission exceptionnelle ouverte aux salariés par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une méconnaissance de la situation personnelle du requérant fondée sur les articles L. 423-22, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8.1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet de police, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Ladreyt.

Considérant ce qui suit :

1.M. A, né le 20 mai 2002 à Mandi Bahauddin au Pakistan, de nationalité pakistanaise, est entré en France en 2018 alors qu'il était encore mineur et a été d'abord pris en charge par la cellule d'urgence de l'aide sociale à l'enfance (ASE) de Paris puis a été placé sous tutelle de l'Etat au sein du dispositif de l'ASE, par ordonnance du juge des tutelles des mineurs du tribunal de grande instance de Nanterre du 14 février 2019. Il a été mis en possession d'un titre de séjour temporaire expirant le 24 février 2022. Enfin, le 16 mai 2024, le requérant a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par la présente requête, le requérant demande l'annulation de la décision implicite née le 17 septembre 2024, par lequel le préfet de police a implicitement refusé sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2.Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". La décision par laquelle un préfet rejette une demande de renouvellement de titre de séjour est au nombre des décisions qui doivent être motivées en application de ces dispositions. Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

3.Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été mis en possession d'un titre de séjour temporaire expirant le 24 février 2022 et en a demandé le renouvellement et a été muni d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 1er novembre 2022. Le renouvellement de son titre de séjour lui a, cependant, été refusé. M. A a introduit, le 5 juillet 2023, une demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale ou de son activité salariée et a sollicité un rendez-vous pour pouvoir déposer son dossier. Toutefois, en dépit de nombreuses relances, il n'a pu obtenir le rendez-vous demandé. Ainsi, par une ordonnance n° 2313052 du 27 mars 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a enjoint au préfet de police de convoquer le requérant afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour (AES), et de lui délivrer un récépissé. Dès lors, il ressort des pièces du dossier que le requérant a déposé son dossier de demande d'admission exceptionnelle au séjour le 16 mai 2024. Dès, lors quatre mois après ce dépôt, et en l'absence de décision explicite, est née le 17 septembre 2024, du silence gardé par le préfet de police, une décision implicite de rejet de cette demande. M. A, par l'intermédiaire de son avocat, a demandé la communication des motifs ayant présidé au rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par un courrier en date du 25 septembre 2024, reçu à la préfecture de police le 27 septembre 2024. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait été fait droit à sa demande. Dès lors, en gardant le silence pendant plus d'un mois sur la demande de communication des motifs que M. A lui avait adressé, et ce alors que sa décision implicite était intervenue dans un cas où une décision explicite de refus aurait dû être motivée, le préfet de police de Paris a entaché sa décision portant refus de titre de séjour d'illégalité.

4.Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. A est fondé à demander l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

5.L'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précise de manière limitative les cas dans lesquels les titulaires de récépissés de demandes de titre de séjour sont autorisés à exercer une activité professionnelle. N'y sont pas inclus les demandeurs ayant obtenu un tel récépissé en vue de l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

6.Eu égard au motif qui la fonde, l'annulation de la décision attaquée implique qu'il soit enjoint au préfet de police, ou au préfet territorialement compétent au regard du lieu de résidence du requérant, de procéder au réexamen de la demande de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer un récépissé ne l'autorisant pas à travailler, renouvelable jusqu'à ce que le préfet de police ait réexaminé la demande du requérant. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

7.Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le préfet de police a implicitement refusé la demande d'admission exceptionnelle eu séjour de M. A est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police, ou à tout préfet territorialement compétent, de réexaminer la demande du requérant dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, et de lui délivrer un récépissé, renouvelé jusqu'à ce que sa situation soit réexaminée.

Article 3 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au Préfet de police.

Délibéré après l'audience du 3 avril 2025, à laquelle siégeaient :

M. Ladreyt, président,

M. Cicmen, premier conseiller,

M. Doan, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2025.

Le président rapporteur,

J-P. Ladreyt

L'assesseur le plus ancien,

D. CicmenLa greffière,

A. Gomez Barranco

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/6-3

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597

**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.

19/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.

19/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.

19/03/2026

← Retour aux décisions