lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2429421 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DJOSSOU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2415158 du 30 octobre 2024, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis, sur le fondement des dispositions des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le dossier de la requête de M. B A, selon la procédure prévue en son article R. 351-3.
Par cette requête, enregistrée le 20 octobre 2024 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, M. B A, représenté par Me Djossou, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation, dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- il est entachée d'une erreur de droit ;
- il est entachée d'une erreur de fait ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés (), des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. A l'appui de sa requête, M. A, qui ne justifie pas avoie présenté de demande d'aide juridictionnelle, se borne à présenter des moyens sans qu'ils soient assortis de précisions de fait ou de droit permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, sa requête peut être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Paris, le 9 décembre 2024.
La présidente de la 6ème section,
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-1