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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2429461

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2429461

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2429461
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantTOMASI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 17 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 24 mois. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif au droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait aucune précision sur ses attaches en France et que la décision préfectorale n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à ses droits. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté contesté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 novembre 2024, M. A B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2024 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois.

Il soutient que la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale.

Un mémoire en défense a été enregistrés le 5 janvier 2025 par le préfet de police, représenté par Me Tomasi, qui conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Feghouli.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien, né le 12 avril 1989, demande au tribunal l'annulation de la décision en date 17 octobre 2024 par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de 24 mois.

2. Si le requérant se prévaut du centre de ses intérêts en France, il n'apporte aucune précision à l'appui de cette allégation. Dans ces conditions, la décision du préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le préfet qui n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'arrêté contesté sur la situation personnelle du requérant, n'a pas davantage méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 13 mars 2025, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Feghouli, premier conseiller,

M. Rebellato, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

Le rapporteur,Le président,

Signé Signé

M. C

La greffière,

Signé

C. CHAKELIAN

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.2

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