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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2431598

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2431598

samedi 4 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2431598
TypeOrdonnance
Avocat requérantDUMANOIR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 novembre et 12 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Dumanoir, demande au tribunal d'annuler la décision du 31 octobre 2024 par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français.

Il soutient que :

- la décision attaquée est signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît son droit à être entendu ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3 de cette même convention.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A ressortissant sri-lankais, né le 30 octobre 1961, a sollicité une protection internationale. Sa demande a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 27 février 2024, dont la décision a été confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 14 mai 2024. Par un arrêté du 31 octobre 2024, le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné à l'issue de ce délai. M. A demande l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés (), des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

3. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-01455 du 1er octobre 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial, le préfet de police a donné délégation à M. Youssef Berqouqi, conseiller d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer, notamment, la décision litigieuse. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté comme manifestement infondé.

4. En deuxième lieu, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait qui constituent son fondement. Le moyen tiré du défaut de motivation est par suite manifestement infondé.

5. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, du défaut d'examen particulier de sa situation, de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne font l'objet que de très brefs développements à leur soutien et ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé

6. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'appui des conclusions seulement dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.

7. Dès lors que la requête de M. A ne comporte que des moyens manifestement infondés, qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, ou inopérants, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 4 janvier 2025.

La présidente de la formation de jugement,

E. Topin

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2432200/8

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