mercredi 9 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2431711 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | WEINBERG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 novembre 2024, M. C A demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 29 novembre 2024 par lesquels le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire national pour une durée de trente-six mois et l'a signalé aux fins de non-admission dans le Système d'information Schengen.
Il soutient que :
- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente ;
-elles sont insuffisamment motivées et sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu le code de justice administrative.
La demande d'aide juridictionnelle formée par M. A dans sa requête a fait l'objet d'une décision de caducité en date du 18 mars 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, () ou des moyens () manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. "
2. En premier lieu, les arrêtés litigieux comportent les considérations de droit et de fait qui constituent son fondement. Les moyens de légalité externe tirés du défaut de motivation desdits arrêtés sont manifestement infondés.
3. En deuxième lieu, par un arrêté n° 2025-00138 du 31 janvier 2025, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial, le préfet de police a donné délégation à Mme B, attachée d'administration de l'Etat, signataire des arrêtés attaqués, pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Dès lors, le moyen de légalité externe tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En dernier lieu, dès lors qu'aucune pièce n'a été produite au soutien du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation soulevé par M. A, en dépit du délai de plus de quatre mois écoulé depuis l'enregistrement de la requête, ce moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier son bien-fondé.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A, qui n'a pas été complétée par un mémoire exposant ou explicitant d'autres moyens, doit être rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 9 avril 2025.
La présidente de formation de jugement,
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2431711/6-1