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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2432374

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2432374

mercredi 2 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2432374
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantGALL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A pour contester le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de résident. En cours d'instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable dix ans, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Gall, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police de Paris a refusé la remise d'une carte de résident révélée par le refus de renouvellement automatique de son attestation de prolongation d'instruction arrivée à échéance le 21 juin 2024 ;

3°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer une carte de résident dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai et de justifier de l'envoi d'une convocation pour l'enregistrement de sa demande de carte de résident dans ce même délai et sous la même astreinte ;

4°) à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, sans délai, dans l'attente de ce réexamen, une attestation de prolongation d'instruction sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai et de justifier de l'envoi au requérant de cette attestation de prolongation d'instruction dans ce même délai et sous la même astreinte ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros, à verser à Me Gall, en application des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat, et à défaut, au requérant.

Par deux mémoires en défense, enregistrés respectivement le 17 et 18 mars 2025, le préfet de police de Paris, représenté par le cabinet Actis Avocats, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête et au rejet des conclusions relatives aux frais d'instance.

Il fait valoir que le requérant s'est vu délivrer le 18 février 2025, postérieurement à l'introduction de sa requête, une carte de résident valable du 24 janvier 2025 au 23 janvier 2035.

Par un mémoire, enregistré le 25 mars 2025, M. A prend acte du retrait de la décision en litige et déclare ne maintenir que les conclusions de la requête relative aux frais de l'instance.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". Par une décision du 19 février 2025, M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête :

3. Par un mémoire, enregistré le 25 mars 2025, M. A doit être regardé comme se désistant de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision en litige et à l'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Par suite, il y a lieu d'en donner acte.

Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros, à verser à son conseil, au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me Gall renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de sa mission d'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de M. A.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 800 euros à Me Gall dans les conditions prévues au point 4 de la présente ordonnance.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Gall et au préfet de police de Paris.

Fait à Paris, le 2 avril 2025.

La présidente de la 6ème section,

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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