LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2502441

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2502441

vendredi 14 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2502441
TypeDécision
Avocat requérantMALLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2025, et des pièces complémentaires enregistrées les 3 et 6 février 2025, Mme B A, représentée par Me Mallet, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer une carte de résident ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de résident, ou une carte de séjour pluriannuelle en sa qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire ou à tout le moins une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ou une attestation de prolongation d'instruction, dans le délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé de la suspension demandée doit être regardée comme remplie, dès lors que l'urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour ; la décision a pour effet de la placer dans une situation irrégulière, qui l'expose notamment à la perte de son emploi ;

- il y a un doute sérieux quant à la légalité de la décision du préfet de police ; en effet, la décision contestée n'est pas motivée, a été prise par une autorité incompétente, méconnait les dispositions des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2025, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la demande de Mme A a été enregistrée auprès de la préfecture de l'Essonne, de sorte que la décision implicite de refus contestée ne peut être regardée comme une décision prise par les services de la préfecture de police ;

- en tout état de cause, le tribunal administratif de Paris est territorialement incompétent.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le dossier de la requête au fond enregistrée le 28 janvier 2025 sous le n° 2502440 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Fouassier pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, tenue le 11 février 2025, en présence de Mme Doucet, greffière d'audience, le rapport de M. Fouassier, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante ivoirienne, née le 10 mars 1992, a bénéficié d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " bénéficiaire de la protection subsidiaire " valable du 21 octobre 2020 au 20 octobre 2024. Elle a sollicité, le 24 juin 2024, le renouvellement de ce titre de séjour et s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 décembre 2024. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler son titre de séjour.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier des captures d'écran de l'application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France (AGDREF) et du service électronique de l'administration numérique des étrangers en France (ANEF) produites par le préfet de police, que, nonobstant la mention d'une domiciliation administrative à Paris, la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A a été enregistrée à la préfecture de l'Essonne et que c'est cette préfecture qui lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 décembre 2024. Ces indications de la préfecture de police sont, en outre, cohérentes avec les autres pièces du dossier, et notamment les bulletins de salaire de l'intéressée mentionnant une adresse à Palaiseau, dans l'Essonne, pour les mois de janvier à décembre 2024, et ne sont pas utilement contestées par la requérante, qui s'est bornée à produire en réplique deux documents postérieurs à la décision attaquée. Ainsi, le préfet de police de Paris fait valoir à bon droit qu'il n'a pris à l'encontre de Mme A aucune décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire. Il en résulte que les conclusions de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de cette décision sont manifestement irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à Me Mallet et au ministre de l'intérieur.

Copie sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 14 février 2025.

Le juge des référés,

signé

C. FOUASSIER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2502441/

← Retour aux décisions