LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2503009

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2503009

mercredi 16 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2503009
TypeDécision
FormationSection 8 - Chambre 1
Avocat requérantTROJMAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris annule une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de police le 11 janvier 2025 à l'encontre de M. C, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que la décision est insuffisamment motivée en droit, car les textes visés dans l'acte ne correspondent pas aux normes juridiques effectivement appliquées pour fonder la mesure. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 23 janvier 2025, le premier vice-président du tribunal administratif de Montreuil a renvoyé au tribunal administratif de Paris la requête de M. B C enregistrée le 21 janvier 2025.

Par cette requête M. C, représenté par Me Trojman, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 11 janvier 2025 par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de police, ou au préfet territorialement compétent, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", ou, à défaut, de réexaminer sa situation, et, dans cette attente, de le munir d'un récépissé ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et professionnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour du droit des étrangers.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 février 2025, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 10 février 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 mars 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Topin.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant tunisien, né le 8 janvier 1994, est entré en France, en 2015, selon ses déclarations. Par la décision du 11 janvier 2025, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. La décision d'obligation de quitter le territoire français attaquée, qui a été prise aux motifs de fait que M. C " ne prouve pas sa présence sur le territoire français depuis moins de trois mois " et " ne justifie d'aucune activité professionnelle ni de la recherche d'un emploi ", " ne peut justifier de ressources ou de moyens d'existence suffisants et se trouve en situation de complète dépendance par rapport au système d'assistance sociale français puisqu'il ne justifie pas d'une assurance maladie personnelle en France ou dans son pays d'origine ", vise les articles L.621-1, L.621-2, L.622-1 à L.622-4, L.722-4, L.722-10 et L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les règlements de l'Union européenne n°2018/1861 et 2016/399 et le décret publiant l'accord franco-espagnol relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière signé le 26 novembre 2002. Toutefois, aucun des textes visés ne se rapporte aux normes juridiques dont il a ainsi fait application pour fonder l'obligation de quitter le territoire français en litige. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas mis M. C à même de comprendre les motifs de l'obligation de quitter le territoire français litigieuse pour lui permettre d'exercer utilement son recours. Il en résulte que la décision attaquée est insuffisamment motivée en droit et doit, par suite, être annulée sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

3. L'exécution du présent jugement implique que l'autorité administrative délivre à M. C, en application de l'article L.614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une autorisation provisoire de séjour et qu'il réexamine sa situation. Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout préfet territorialement compétent, de procéder à ce réexamen dans le délai de trois mois suivant la notification du présent jugement et de lui délivrer le temps du réexamen une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 15 jours suivant la notification de ce même jugement.

Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 11 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de M. C dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour le temps du réexamen, dans le délai de 15 jours suivant la notification de ce même jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. C la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 1er avril 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Topin, présidente ;

- M. Martin-Genier, premier conseiller ;

- M. A, magistrat honoraire faisant fonction de premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2025.

La présidente-rapporteure,

Signé

E. Topin

L'assesseur le plus ancien,

Signé

P. Martin-Genier La greffière,

Signé

A. Heeralall

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/8

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512695

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant guinéen, contestait notamment la mesure au motif qu'il serait mineur. Le tribunal a jugé qu'il lui appartenait, saisi d'un recours suspensif, de statuer sur l'allégation de minorité avant de se prononcer sur la légalité de l'OQTF, conformément aux articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528203

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 611-1 et L. 612-10.

08/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600391

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, est légal et suffisamment motivé. Il constate que le préfet a respecté les exigences de vérification du droit au séjour et d'examen de la situation personnelle prévues par les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526589

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable via l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Elle a estimé que l'autorité administrative avait dûment pris en compte les éléments de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître ses droits.

08/04/2026

← Retour aux décisions