jeudi 20 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2503326 |
| Type | Décision |
| Avocat requérant | AIT MEHDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 6 février 2025, M. B A, représenté par Me Aït Mehdi, demande au juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, à titre principal, la suspension de l'exécution de la décision implicite née le 2 décembre 2024 par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
3°) d'ordonner, à titre subsidiaire, la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ;
4°) d'enjoindre au préfet de police, à titre principal, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Aït Mehdi sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, et à lui verser directement sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
en ce qui concerne l'urgence :
- l'urgence est présumée dans le cadre d'un refus de renouvellement de titre de séjour ;
- elle est caractérisée dès lors qu'il se retrouve en situation irrégulière sur le territoire ;
- elle est d'autant plus caractérisée que son employeur lui impose de prendre des congés sans solde tant qu'il ne justifie pas de la régularité de son droit au séjour.
en ce qui concerne le moyen propre, à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision :
- la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 425-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est atteint de la même pathologie qui lui a valu la délivrance de ses deux titres de séjour " étranger malade " et qu'il remplit l'ensemble des conditions pour bénéficier du renouvellement de son titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision lui refusant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction méconnaît les dispositions de l'article R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Des pièces ont été enregistrées pour le préfet de police, représenté par Me Rannou, le 18 février 2025, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un acte, enregistré le 19 février 2025, M. A déclare se désister de sa requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2503318 enregistrée le 6 février 2025 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 20 février 2025 en présence de Mme Maurice, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu les observations de Me Ill représentant le préfet de police, qui conclut au rejet de la requête.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Par un acte, enregistré, le 19 février 2025, M. A a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de police et à Me Aït Mehdi.
Fait à Paris, le 20 février 2025.
Le juge des référés,
signé
J.-F. C
La République mande et ordonne au préfet de police, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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