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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2507454

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2507454

mardi 6 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2507454
TypeDécision
Avocat requérantCHEIX

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de police lui a fixé un rendez-vous le 13 mai 2025, rendant sans objet sa demande d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mars 2025, M. B A, représenté par Me Cheix, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, afin de procéder à l'enregistrement, à titre principal, d'une demande de carte de résident en qualité de parent d'enfant français autorisant le travail et, à titre subsidiaire, d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mentions " vie privée et familiale " l'autorisant à travailler et, dans l'attente de l'examen de sa demande, de lui remettre, lors de ce rendez-vous, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son avocate en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2025, le préfet de police conclut au rejet de la requête de M. A.

Il soutient que le requérant s'est lui-même placé dans la situation d'urgence dont il se prévaut et que par un courriel du 1er avril 2025, M. A a été invité à se présenter en préfecture le 13 mai 2025 en vue d'enregistrer sa demande de titre de séjour et qu'il pourra procéder à son changement d'adresse.

Par une décision du 16 janvier 2025, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Broussillon, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, par une convocation du 1er avril 2025, M. A a été invité à se présenter en préfecture le 13 mai 2025 afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Par suite, les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de police de lui fixer un rendez-vous à cette fin sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

2. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à Me Cheix, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en injonction de M. A.

Article 2 : L'Etat versera à Me Cheix une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Cheix renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Me Cheix.

Copie en sera adressée au préfet de police et au bureau d'aide juridictionnelle.

Fait à Paris, le 6 mai 2025.

Le juge des référés,

Signé,

M. BROUSSILLON

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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