vendredi 16 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2510351 |
| Type | Décision |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | KADRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 avril 2025, Mme C B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 8 avril 2025 par lequel le préfet de police de Paris a décidé de son transfert aux autorités espagnoles.
Elle soutient que :
- elle ne connaît personne en Espagne ;
- elle souhaite rester en France pour continuer ses études et suivre une formation ;
- elle souhaite déposer une demande d'asile en France.
Vu, enregistré le 29 avril 2025, le mémoire par lequel le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Kadri, avocate commise d'office, représentant Mme B, assistée d'un interprète en soninké,
- les observations de Mme A, représentant le préfet de police.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, ressortissante mauritanienne née le 8 février 1988, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités espagnoles.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Pour demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de police a décidé son transfert vers l'Espagne, Mme B se borne à faire valoir qu'elle ne connaît personne en Espagne, qu'elle désire suivre des études en France ainsi qu'une formation. Ce motif ne figure pas parmi ceux qui permettent d'obtenir l'asile d'une part et, d'autre part, ne conteste pas utilement la décision de transfert vers l'Espagne. Elle a en outre déjà fait l'objet d'une réadmission effective en Espagne au mois de janvier 2025 et est revenue en France. Elle n'apporte en outre à l'audience aucune information sur son séjour en Espagne lors de sa réadmission dans ce pays. La décision litigieuse n'est par suite entachée d'aucune erreur de droit ou manifeste d'appréciation.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B ne peut qu'être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au ministre d'Etat, ministre l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
P. DLa greffière,
Signé
A. LANCIEN
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2510351/8
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606789
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences légales, notamment celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11). Elle a également estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de M. B... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606780
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607042
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606511
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile yéménite. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision de l'OFII, motivée par le défaut de déclaration d'une protection internationale antérieure en Grèce, était suffisamment motivée et respectait les exigences procédurales. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive européenne 2013/33/UE.
03/04/2026