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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2516885

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2516885

mardi 23 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2516885
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET SIMARD, VOLLET, OUNGRE, CLIN, BERCOT-TAUVENT (SCP)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’ambassadeur de France à Lomé de lui délivrer un certificat de capacité à mariage. Le tribunal a rejeté la requête par ordonnance, estimant que le litige, relatif à l’état des personnes, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de l’autorité judiciaire, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 juin 2025, Mme C A représenté par Me Oungre, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet du 18 avril 2025 par laquelle l'ambassadeur de France à Lomé (Togo) a rejeté sa demande de certificat de capacité à mariage avec M. B ;

2°) d'ordonner à l'ambassadeur de France de lui délivrer ledit document ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; "

2. Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 18 avril 2024 par laquelle le consul général de France à Lomé a refusé de lui délivrer un certificat de capacité à mariage. Or, il n'appartient qu'à l'autorité judiciaire de connaître des litiges relatifs à l'état des personnes. Par suite, la juridiction administrative n'est manifestement pas compétente pour connaître des conclusions présentées par Mme A et sa requête doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à Me Oungre et au ministre des affaires étrangères et européennes.

Fait à Paris, le 23 septembre 2025.

Le président du tribunal,

J.-P. Dussuet

La République mande et ordonne au ministre des affaires étrangères et européennes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. /12-1

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