LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2529726

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2529726

mercredi 25 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2529726
TypeDécision
RecoursAutorisation
PublicationC
Formation1re Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet était fondé à statuer explicitement malgré un précédent rejet implicite, et que les erreurs factuelles alléguées dans l'arrêté (concernant la profession et l'autorisation de travail) n'étaient pas de nature à entacher la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 octobre 2025, 24 octobre 2025 et 26 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Herdeiro, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du 12 septembre 2025 par lequel le préfet de police de Paris a refusé de l’admettre au séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris ou au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :

- l’arrêté est entaché d’une erreur de droit et d’un détournement de procédure, dès lors que le préfet a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour, puis n’a pas répondu à sa demande de communication des motifs, qu’il a d’ailleurs contesté ce rejet implicite par une première requête n° 2521209 déposée devant le présent tribunal et que le préfet ne peut donc dans ces conditions prendre une décision explicite ;
- il est entaché d’erreur de fait concernant sa situation professionnelle, dès lors que, contrairement à ce qu’écrit le préfet, il disposait d’une autorisation de travail en cours de validité qui lui a été délivrée en août 2024 et que, par ailleurs, il exerce le métier de peintre qui est bien listé comme un métier en tension par l’arrêté du 21 mai 2025, et non le métier de « maçon », comme l’a relevé le préfet dans l’arrêté ;
- il méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2025, le préfet de police de Paris, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête, faisant valoir que les moyens ne sont pas fondés.


Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l’audience ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus lors de l’audience publique :
- le rapport de Mme Monteagle, rapporteure,
- et les observations de Me Herdeiro, représentant M. B....



Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant égyptien, né le 22 avril 1991, déclare être entré en France en 2017. Il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour auprès des services de la préfecture de police de Paris le 21 octobre 2022. Par un arrêté du 12 septembre 2025, le préfet de police de Paris a rejeté sa demande et a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office. M. B... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de police de Paris était fondé, après avoir implicitement rejeté la demande de titre de séjour de M. B... déposée le 21 octobre 2025, à statuer explicitement sur cette demande par la décision attaquée. Le moyen tiré de ce qu’un tel procédé traduirait une erreur de droit ou un détournement de pouvoir ne peut donc qu’être écarté.

En deuxième lieu et d’une part, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de police de Paris a relevé que M. B... n’avait présenté à l’appui de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour qu’une demande d’autorisation de travail pour attester de l’exercice de sa profession. Le requérant soutient que cette mention traduit une erreur de fait puisqu’il dispose d’une autorisation de travail depuis le mois d’août 2024 qui lui aurait été régulièrement délivrée par l’administration du travail et que la préfecture l’en a informé lors d’un rendez-vous dans ses locaux le 18 octobre 2024. Toutefois, aucune des pièces produites par M. B... ne permet d’étayer cette allégation, alors qu’il n’apporte aucune précision sur l’employeur qui aurait sollicité et obtenu cette autorisation, ni ne fait état d’aucune démarche auprès de l’administration du travail pour en obtenir copie, ni n’établit que les services préfectoraux avaient connaissance de l’existence d’une telle autorisation.

D’autre part, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet a indiqué dans la décision que M. B... exerçait la profession de maçon alors qu’il avait déclaré lors du dépôt de sa demande exercer la profession de peintre. Toutefois, s’il n’est pas contesté que le qualificatif de maçon est erroné, cette erreur de fait n’a pas pu avoir d’incidence sur l’appréciation portée par le préfet quant à la possibilité d’admettre M. B... exceptionnellement au séjour, dès lors que pour établir avoir effectivement exercé la profession qu’il a déclarée dans sa fiche de salle, M. B... s’est borné à produire quelques bulletins de salaire sur lesquels figure la mention « peintre », dont le plus récent date du mois de septembre 2024, pièces insuffisantes à attester de la réalité d’une telle expérience professionnelle.

Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que l’arrêté serait entaché d’erreurs de fait doit être écarté.

En troisième et dernier lieu, aux termes du premier alinéa de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ». En se bornant à se prévaloir de sa présence en France depuis l’année 2017 et d’une insertion professionnelle insuffisamment établie, pour les motifs rappelés au point 4, le requérant n’établit pas que ces stipulations aient été méconnues, alors qu’il ressort des pièces du dossier que son épouse et ses enfants résident dans son pays d’origine où il a lui-même vécu jusqu’à l’âge de 26 ans.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d’annulation de M. B... doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.




D E C I D E :




Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.





Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet de police de Paris.


Délibéré après l'audience du 11 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,
Mme Monteagle, première conseillère,
Mme Ostyn, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 février 2026.

La rapporteure,

signé

M. MonteagleLe président,

signé

J.-C. Truilhé
La greffière,

signé

S. Rubiralta


La République mande et ordonne au préfet de police de Paris ou au préfet territorialement compétent en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA34Autorisation

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503

Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).

08/04/2026

TA30Autorisation

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

07/04/2026

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.

07/04/2026

TA76Autorisation

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505063

Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.

03/04/2026

← Retour aux décisions