LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2530364

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2530364

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2530364
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBENOIT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme E... contre l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par la maire de Paris le 17 janvier 2024. La demande a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, l'affichage régulier de la décision sur le terrain depuis le 5 février 2024 ayant fait courir le délai de recours contentieux. Le juge a également constaté l'absence d'urgence caractérisée et de doute sérieux sur la légalité de l'acte, les moyens soulevés (incompétence, absence de permis de démolir, fraude, méconnaissance du PLU et du code de l'urbanisme) n'étant pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 octobre 2025, M. et Mme A... E..., représentés par le cabinet Verpont, demandent au juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté de la maire de Paris du 17 janvier 2024 de non- opposition à la déclaration préalable formulée par M. B... ;

2°) de condamner M. B... à leur verser une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
ils ont intérêt à agir et n’encourent aucune tardiveté eu égard au caractère irrégulier de l’affichage ;
l’urgence est satisfaite eu égard à la présomption d’urgence de l’article L 600-3 du code de l’urbanisme et dès lors que les travaux sont en cours sans être achevés ;
il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision ; elle est entachée d’incompétence ; elle méconnaît le champ d’application du permis de démolir ; elle est entachée de manœuvres frauduleuses ; elle méconnaît le plan local d’urbanisme et le règlement national d’urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2025, M. B..., représenté par Me Benoit, conclut à titre principal au rejet de la requête pour tardiveté, à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce qu’il soit mis à la charge de M. et Mme A... E... une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
la requête enregistrée en octobre 2025 tendant à l’annulation de la déclaration préalable obtenue en janvier 2024 est manifestement tardive dès lors qu’un affichage régulier a été réalisé à partir du 5 février 2024 ;
l’urgence n’est pas caractérisée.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 novembre 2025, la Ville de Paris, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
la requête est tardive ;
eu égard aux justificatifs produits le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte manque en fait ;
les travaux de démolition projetés demeurent de faible importance et ne nécessitaient donc pas l’obtention préalable d’un permis de démolir ;
aucun élément probant ne démontre que le pétitionnaire se serait livré à des manœuvres frauduleuses en vue de tromper l’administration dès lors qu’il ressort du dossier de déclaration préalable que le service instructeur était tout à fait en mesure d’appréhender l’étendue et la nature des travaux réalisés ; l’élément matériel de la fraude est inexistant tout comme l’élément intentionnel ;
les moyens tirés de la méconnaissance de l’article UG7 du règlement du PLU et de l’article R 111-2 du code de l’urbanisme ne sont pas fondés dès lors en tout état de cause que le projet ne prévoit pas d’installer une baie principale mais une baie permettant l’accès à un palier de distribution et qu’il prévoit par ailleurs d’installer un garde-corps vitré sur la limite sud.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 5 novembre 2025, M. et Mme A... E..., représentés par le cabinet Verpont, maintiennent leurs conclusions.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 5 novembre 2025, M. B..., représenté par Me Benoit, persiste dans ses conclusions.

Il fait valoir en outre l’absence de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en l’absence de vice d’incompétence, en l’absence de nécessité d’un permis de démolir et en l’absence de fraude en l’absence d’élément intentionnel et eu égard au caractère complet du dossier, il soutient que le projet est conforme à l’article UG 7-1 du PLU et à l’article R 111-2 du code de l’urbanisme eu égard à l’indication d’un garde-corps dans la notice descriptive.

Par un mémoire en réplique enregistré le 6 novembre 2025 à 12h42, les requérants maintiennent leurs conclusions.

Vu :
les autres pièces du dossier,
la requête au fond.

Vu :
le code de l’urbanisme ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique du 6 novembre 2025 à 14h00 tenue en présence de Mme Benoit-Lamaitrie, greffière d’audience, M. Ouardes, juge des référés a lu son rapport et entendu :
- Me Lalanne, représentant les requérants, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu’il précise : il abandonne le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte ;
- Me Benoit, pour le pétitionnaire, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense par les mêmes moyens qu’il précise ;
- Mme F..., représentant la Ville de Paris, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense par les mêmes moyens qu’elle précise.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

M. et Mme A... E... demandent au juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté de la maire de Paris du 17 janvier 2024 de non- opposition à la déclaration préalable formulée par M. B....

Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».

En l’état de l’instruction aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige. Il suit de là, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir, qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. et Mme A... E... en toutes ses conclusions.

Dans les circonstances de l’espèce, la demande de M. B... formée en application des dispositions de l’article L 761-1 du code de justice administrative est rejetée.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A... E... est rejetée.

Article 2 : La demande de M. B... formée en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... E... et Mme G... A... E..., à M. C... B... et à la Ville de Paris.

Fait à Paris, le 13 novembre 2025.


Le juge des référés,

Signé
P. Ouardes

La République mande et ordonne au préfet de Paris, préfet de la région Ile-de-France, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions