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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2601341

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2601341

lundi 19 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2601341
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSILVA GONCALVES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction à la préfecture de Seine-Saint-Denis pour le renouvellement de son récépissé et titre de séjour. Le juge a constaté son incompétence territoriale, le requérant résidant à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), relevant du ressort du tribunal administratif de Montreuil en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 janvier 2026, M. B... A..., représenté par Me Silva Goncalves, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à la préfecture de Seine-Saint-Denis de le convoquer dans les 15 jours afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de récépissé et de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de la préfecture de Seine-Saint-Denis une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, dont distraction au profit de son conseil.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Sobry pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance. ». Il résulte de ces dispositions que le juge des référés peut rejeter une requête qui lui est soumise pour incompétence territoriale du tribunal administratif.

2. Aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre de personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Montreuil : Seine-Saint-Denis ; ».

3. Il ressort des pièces du dossier qu’à la date de la décision attaquée le requérant résidait à Epinay-sur-Seine, dans le département de la Seine-Saint-Denis. Par conséquent, en application des dispositions précitées du code de justice administrative, le présent litige ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris mais de celle du tribunal administratif de Montreuil. Par suite, la requête de M. A... ne peut qu’être rejetée en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 19 janvier 2026.


Le juge des référés,


Signé

F. SOBRY


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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