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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2606379

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2606379

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2606379
TypeOrdonnance
RecoursAutorisation

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande en référé-suspension d'un étudiant contre le CROUS de Paris. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car l'étudiant n'a pas introduit une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'affaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2026, M. B... A... demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision par laquelle le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Paris a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de logement et l’a reconnu comme occupant sans droit ni titre ;

2°) d’enjoindre au CROUS de Paris de régulariser sa situation auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF) et de suspendre l’application des indemnités d’occupation majorées jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de la décision attaquée ;

3°) de mettre à la charge du CROUS de Paris la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Le Roux, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Enfin, aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 de ce code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ».

2. Si M. A... présente des conclusions aux fins de suspension et joint une requête aux fins d’annulation, en ayant enregistré sa requête dans l’application Télérecours dans la catégorie des référés urgents et en invoquant les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il ne résulte pas de l’instruction qu’il ait introduit par ailleurs une requête distincte à fin d’annulation contre la décision dont il sollicite la suspension. Dès lors, sa requête en référé suspension méconnaît les dispositions de l’article R. 522-1 du code de justice administrative et est, par suite, manifestement irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée sur le fondement des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 6 mars 2026.

La juge des référés,

Signé

M.-O. LE ROUX


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droits commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



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