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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2607834

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2607834

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2607834
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté de rétention. Cette décision fait suite à la remise en liberté de l'intéressé ordonnée par la cour d'appel de Paris, rendant sa demande sans objet. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article R. 922-17, pour constater l'absence d'objet du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mars 2026, M. B... C..., représenté par Me Garcia, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le préfet de police l’a maintenu en rétention pendant le temps strictement nécessaire à l’examen de sa demande d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d’irrecevabilité de celle-ci, dans l’attente de son départ ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de le maintenir sur le territoire français le temps nécessaire à ce que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) statue sur sa demande d’asile, de faire procéder à l’enregistrement par l’OFPRA de sa demande d’asile, de lui accorder les droits prévus par la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 et de lui délivrer dans un délai de 15 jours l’attestation mentionnée aux articles L. 521-7 et L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une autorisation provisoire de séjour et une attestation de demande d’asile jusqu’à la décision de la Cour nationale du droit d’asile ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A... en application des dispositions de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Considérant ce qui suit :

1.
Aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours (…) ».

2.
Il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance du 16 mars 2026, la cour d’appel de Paris a décidé de la remise en liberté de M. C.... Le maintien en rétention de M. C... ayant ainsi pris fin, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête sont devenues sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer. Il n’y a pas lieu dans les circonstances de l’espèce de mettre une somme à la charge de l’Etat au titre de l‘article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. C....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et au préfet de police.

Fait à Paris, le 30 mars 2026.


Le magistrat désigné,

Signé

R. A...


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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