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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2205005

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2205005

vendredi 10 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2205005
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantLEPEUC MARIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Lepeuc, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer une carte de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale ", " salarié " ou " recherche d'emploi - création d'entreprise " ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois suivant le jugement à intervenir et de le munir d'un récépissé de demande de titre de séjour dans le délai de sept jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire, enregistré le 7 février 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au non-lieu à statuer.

Vu :

- la décision du 8 novembre 2022 d'admission totale à l'aide juridictionnelle ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () "

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Maritime a, le 26 janvier 2023, remis à M. B, ressortissant de la République démocratique du Congo, une carte de séjour valable du 10 janvier 2023 au 9 janvier 2024. La remise de ce titre de séjour mention " salarié " est, compte tenu des cartes de séjour dont le requérant demandait la délivrance, de nature à lui avoir donné satisfaction. Ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral de refus de séjour assorti de mesures d'éloignement ainsi que ses conclusions à fin d'injonction sont dépourvues d'objet.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais liés au litige.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer une carte de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination, ni sur ses conclusions à fin d'injonction.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Marie Lepeuc et au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Rouen, le 10 février 2023.

Le président de la 1ère chambre,

P. MINNE

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2205005

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