jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2303178 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | CASTOR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 août 2023 et 10 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Castor, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et durant tout le temps du réexamen, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, cette condamnation valant renonciation de son conseil au versement de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
-méconnaît l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait quant à la preuve de l'état civil ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
- est illégale pour être fondée sur une décision de refus de titre de séjour elle-même illégale ;
La décision fixant le pays de renvoi :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code civil,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée,
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Duff,
- et les observations de Me Castor représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant guinéen, né le 11 septembre 2004 à Kamsar, déclare être entré sur le territoire français le 6 juillet 2019. Il a sollicité le 7 septembre 2022, la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 423-22 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 juillet 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Il y a lieu, eu égard aux délais dans lesquels le tribunal doit se prononcer sur la requête de M. B, d'accorder à M. A B le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. "
5. Lorsqu'il examine une demande d'admission au séjour présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
6. Par ailleurs, l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit, en son premier alinéa, que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. " L'article 47 du code civil dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
7. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. Par suite, en cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
8. Pour rejeter la demande de titre de séjour de M. B, le préfet de la Seine-Maritime a estimé, sur le fondement des rapports simplifiés d'analyse documentaire des services de la police aux frontières du 15 février 2023, que le jugement supplétif du 1er avril 2021 et la transcription du jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance du 12 avril 2021 n'étaient pas conformes si bien que l'identité et l'âge de M. B n'étaient pas certains. Toutefois, il ressort des rapports simplifiés d'analyse documentaire du 15 février 2023 que les services de la direction zonale de la police aux frontières zone ouest ont relevé s'agissant du jugement supplétif et de sa transcription que " les mentions pré-imprimées ne sont pas parfaitement alignées et centrées et le timbre sec du ministère des affaires étrangères est bien présent mais partiellement illisible " sans faire état d'aucune autre anomalie et ont conclu au caractère non conforme du document. Aucune des irrégularités ainsi relevées, qui n'ont pas conduit à regarder ces actes, au demeurant légalisés, comme étant contrefaits ou irrecevables au regard de l'article 47 du code civil, n'est relative à la réalité des informations y figurant, en particulier l'identité et la date de naissance du requérant, les services de la police aux frontières s'étant bornés à émettre un avis défavorable en pointant seulement des anomalies formelles.
9. Il ressort également des pièces du dossier que, d'une part, le procureur de la République par une décision du 17 juillet 2019 a ordonné le placement provisoire de M. B auprès des services de l'aide sociale à l'enfance, et que d'autre part, le juge des enfants, par un jugement du 30 septembre 2019, malgré les doutes émis le 11 juillet 2019 par le service éducatif mineur non accompagné sur la minorité de l'intéressé, a maintenu son placement auprès de l'aide sociale à l'enfance pour une durée d'un an, dans l'attente du résultat des investigations, lequel a été prorogé jusqu'au 11 septembre 2022. Si un examen clinique et radiologique a été mené le 19 avril 2021 sur la personne de M. B, afin de déterminer le plus précisément possible son âge, le préfet de la Seine-Maritime s'abstient toutefois de verser aux débats les résultats de cette expertise.
10. Enfin, l'intéressé produit d'autres actes d'état civil, notamment un jugement supplétif du 29 mars 2022 et sa transcription du 8 avril 2022, accompagnés d'un certificat de non appel, tous légalisés, dont l'authenticité n'a pas été contestée par le préfet de la Seine-Maritime ainsi que sa carte consulaire et son passeport.
11. L'ensemble de ces documents font ainsi état de la date de naissance de M. B au 11 septembre 2004. Dans les circonstances de l'espèce, le préfet de la Seine-Maritime n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que l'identité de M. B et sa date de naissance au 11 septembre 2004 ne seraient pas établies.
12. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu'au 30 septembre 2019, date du jugement du juge des enfants du tribunal judiciaire de Rouen, M. B a été placé à l'aide sociale à l'enfance, alors qu'il était âgé de moins de seize ans et ce jusqu'au 11 septembre 2022 et qu'il a sollicité un titre de séjour le 7 septembre 2022, soit dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire. Il ressort en outre des pièces du dossier que M. B a suivi une formation prépa-apprentissage " parcours 4 " au CFA Rouen Lanfry du 18 novembre 2021 au 6 mai 2022, puis une formation pour l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle " équipier polyvalent du commerce " depuis le mois de septembre 2022, et qu'il travaille dans le cadre d'un contrat d'apprentissage pour la société " JPB Distri " située à Rouen depuis le mois de septembre 2022, ainsi qu'en témoignent les bulletins de paie versés à l'instance. En outre, il ressort de la note sociale de l'IDEFHI du 18 août 2022 que M. B est " un jeune homme sérieux qui se montre très investi dans son projet (..) / Il qui met tout en œuvre pour parvenir à réaliser son projet professionnel et a bien compris que la réussite de son intégration passe également par l'apprentissage de la langue ". M. B a également obtenu les diplômes d'études en langue française DELF A2 le 22 octobre 2020 avec une note finale de 86,50 / 100, et un diplôme DELF B1 le 6 juillet 2021. Enfin, l'intéressé ne justifie pas de liens intenses dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, et dès lors que le requérant est présent en France depuis ses 14 ans et fait état du caractère sérieux et suivi de sa formation ainsi que de son insertion dans la société française, c'est à tort que le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 7 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour et, par voie de conséquence, des décisions du même jour portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard aux motifs qui le fondent, que le préfet compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé délivre à M. B, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
15. M. B étant admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Castor, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me B de la somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L'aide juridictionnelle provisoire est accordée à M. B.
Article 2 : L'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 7 juillet 2023 rejetant la demande d'admission au séjour de M. A B, ressortissant guinéen, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle, l'Etat versera à Me Castor une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Castor renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Castor et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bailly, présidente,
M. Le Duff, premier conseiller et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.
Le rapporteur,
V. Le Duff
La présidente,
P. Bailly La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2303178
ah
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304144
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par plusieurs associations et un comité de pêche contre l'arrêté préfectoral autorisant un accès fluvial à Port 2000. La juridiction a jugé que les critiques relatives à l'enquête publique, à l'étude d'impact et à la séquence "éviter, réduire, compenser" n'étaient pas fondées. La décision s'appuie principalement sur le code de l'environnement et le code de justice administrative.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505197
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure respectait le droit à être entendu et que les conditions légales de l'éloignement étaient remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505175
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des décisions contestées.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303464
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un détenu demandant l'annulation d'une décision ministérielle prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'extraction pour l'audience, relevant que cette compétence appartient au préfet en vertu de l'article D. 215-27 du code pénitentiaire. Il a également considéré que le requérant, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après le rejet d'un référé-suspension, était réputé s'être désisté d'office, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
02/04/2026