lundi 7 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402055 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | URGENCES JU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 mai 2024 et 19 mars 2025, M. A, représenté par Me Masson, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de trois mois ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la vitesse maximale autorisée sur le lieu de l'infraction n'était pas de 110 km/h mais de 130 km/h, vitesse prévue par l'article R. 413-2 du code de la route, dès lors que le procès-verbal établi lors de l'infraction ne mentionne pas l'arrêté préfectoral en vigueur relatif aux limitations de vitesse sur les communes de Rouen et La Vaupalière ;
- le repère kilométrique déterminant le lieu de l'infraction n'est pas situé sur la commune de la Vaupalière, mais sur celle de Rouen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2024, le préfet de la Seine Maritime conclut au rejet de la requête comme infondée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience, ont été entendus M. B en son rapport et les observations de Me Masson, pour M. A, qui reprend ses écritures.
Considérant ce qui suit :
1. Le 6 avril 2024 à 16h18, M. A a circulé sur l'autoroute A150, sur la commune de La Vaupalière, dans la direction de Barentin, au niveau du repère kilométrique 005.500, à la vitesse de mesurée de 162 km/h (vitesse retenue 153km/h), la vitesse maximale autorisée à cet endroit étant de 110 km/h en application d'un arrêté préfectoral du 3 février 2021.
2. M. A a fait l'objet d'une mesure de rétention de son permis de conduire. Par l'arrêté attaqué du 8 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a suspendu la validité du permis de conduire de M. A pour une durée de trois mois.
3. Si M. A fait valoir que la vitesse maximale autorisée sur le lieu de l'infraction n'était pas de 110 km/h mais de 130 km/h, vitesse prévue par l'article R.413-2 du code de la route, dès lors que le procès-verbal établi lors de l'infraction ne mentionne pas l'arrêté préfectoral en vigueur relatif au limitations de vitesse sur les communes de Rouen et La Vaupalière, une telle circonstance est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, la vitesse maximale autorisée de 110 km/h étant, en tout état de cause, celle en vigueur à la date de l'infraction commise.
4. Si M. A fait valoir que le repère kilométrique déterminant le lieu de l'infraction n'est pas situé sur la commune de la Vaupalière, mais sur celle de Rouen, il ressort des pièces du dossier que l'infraction a été commise sur la commune de La Vaupalière, dans la direction de Barentin, au niveau du repère kilométrique 005.500.
5. Il ressort de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet de la Seine Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2025.
Le magistrat désigné,
signé
H. BLe greffier,
signé
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503285
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 5 juillet 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet était territorialement compétent pour prendre cette mesure sur le département de la Seine-Maritime. Il a estimé que la circonstance que M. A soit sans domicile fixe à Rouen mais ait des attaches à Charleval n'entachait pas la décision d'une erreur d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
22/07/2025
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503286
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2025 du préfet de l'Eure l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la condition de perspective raisonnable d'éloignement, prévue à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était remplie. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.
22/07/2025
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502933
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 mars 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de communauté de vie avec son enfant français et de ses antécédents judiciaires. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
22/07/2025